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La mobilité électrique, oui...
mais pas n’importe laquelle

A défaut d’être la panacée trop souvent vantée, les véhicules électriques peuvent contribuer utilement à la mobilité de demain… sous certaines conditions.

Nombre de publicités diffusées à l’occasion du dernier Salon de l’auto l’ont confirmé : la voiture électrique constitue un enjeu commercial majeur pour les constructeurs automobiles en quête d’alternatives techniques leur permettant de faire face à la raréfaction des ressources pétrolières – et donc à l’augmentation du coût des carburants – ainsi qu’aux exigences de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Cette piste est également suivie par nombre de politiques qui, à l’instar du ministre Montebourg en France, y voient l’occasion de redéployer une industrie frappée de plein fouet par la crise. Chez nous, les quatre ministres belges de l’Energie ont entre les mains, depuis le 1er semestre 2012, un projet de « Masterplan national pour l’introduction à grande échelle de véhicules électriques en Belgique » rédigé par le SPF Economie. Le fait que ce dossier soit confié aux ministres de l’énergie – et non de la mobilité – montre bien que la raison première du développement des véhicules électriques réside dans des considérations portant sur l’énergie, alors que les problèmes associés à notre modèle de mobilité actuel vont bien au-delà des seuls aspects énergétiques. Une approche systémique apparaît dès lors indispensable pour assurer une cohérence dans la politique mise en place sur cette question. Malheureusement, on en est (très) loin et la focalisation sur la dimension « voiture » de la mobilité électrique qui caractérise la démarche actuelle, loin d’ouvrir des perspectives d’avenir, risque de nous conduire dans une nouvelle impasse. Il ne semble en effet pas pertinent que les pouvoirs publics soutiennent le déploiement à grande échelle des voitures électriques (soutien à l’achat, infrastructures de recharge, parking réservé et gratuit, accès aux bandes bus, etc.) mobilisant des moyens conséquents au détriment de solutions de mobilité plus efficaces environnementalement et plus justes socialement. Cela serait d’autant plus regrettable que d’autres actions politiques pourraient faire de la mobilité électrique une véritable opportunité, sans tomber dans ces travers.

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