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Un accouchement ne se réussit pas,
il se vit

Sans rejeter les progrès accomplis par la médecine, un nombre croissant de parents ainsi que de professionnels de la santé remettent en cause le caractère interventionniste de l’obstétrique. Ils plaident pour un accompagnement plus respectueux de l’humain et des processus naturels de la naissance.

« Pour ma première grossesse, j’ai été suivie par une sage-femme. Ma gynécologue intervenait pour le suivi médical quand il était nécessaire. Le jour J, la sage-femme est venue me chercher à la maison. Il y avait énormément de circulation, c’était un trajet mouvementé ! Arrivée à l’hôpital, je me suis plongée dans la baignoire avec Floriant, mon compagnon, et j’y ai passé presque tout mon temps, se souvient Marinette, aujourd’hui maman de deux adorables bambins. Pour le deuxième accouchement, j’ai fait une préparation par l’hypnose. Le premier accouchement était très physique. Je devais changer de position sans cesse, m’appuyant sur Floriant pour trouver de la force. Cette fois, c’était complètement différent. Pour la première partie de l’accouchement, je suis restée couchée sur le côté. J’étais comme dans une bulle, totalement concentrée et relâchée pour accueillir et laisser s’en aller les contractions. Je me rappelle aussi avoir chanté. Puis est arrivé le moment magique où ce paquet tout gluant, si gros, quand je pense qu’il était en moi, et si minuscule à la fois, s’est échoué sur mon ventre. Ce petit animal collé à moi par un lien si viscéral qu’il est impossible de le décrire. Passé ces premières émotions, j’ai avalé quatre couques et me suis sentie d’attaque pour cette nouvelle journée ! »
Dans l’eau ou sous hypnose, la jeune maman, à chaque fois, a accouché sans péridurale. « L’idée n’était pas de vouloir accoucher dans la douleur ou de prouver que je suis forte. Mais d’arriver à un accouchement sans souffrance, en trouvant en moi-même les ressources pour le faire, et non en cherchant une aide médicale, précise Marinette. Avant d’ajouter : Nos sociétés se sont déconnectées de la nature. Il y a quelque chose de très animal dans l’accouchement. Pour vivre un tel événement, je voulais me reconnecter avec mon corps, avec mes rythmes biologiques. Retrouver ce lien qui nous unit avec la Pacha Mama, avec la Terre mère. »

(...)

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