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Quand les consommateurs deviennent des contributeurs

La génération « libre »

Nous voici à l’époque de l’Open Source. Un partage de savoirs qui permet désormais de concevoir collectivement des projets aussi divers que des machines écologiques, du mobilier design ou un distillateur solaire. Coup de projecteur sur cette génération « libre ».

Un jour de 1980, au laboratoire d’intelligence artificielle du Massachusetts Institute of Technology. Richard Stallman, programmeur ultra doué, ne peut ravaler sa frustration. La firme Xerox a fourni une nouvelle imprimante au département, mais Stallman ne parvient pas à ajouter une fonction, installée sur la précédente Xerox, et qui envoyait un message aux utilisateurs en cas de bourrage de papier. Dorénavant, Xerox avait « fermé » le code source de la machine, empêchant toute modification.
Selon la grande épopée informatique, cet événement aurait encouragé Stallman à lancer le mouvement du logiciel libre (en anglais « free software »). Contrairement aux logiciels propriétaires (tel que Windows, les OSX d’Apple ou Photoshop), qui limitent les possibilités de copie, d’utilisation et de modification, le logiciel libre garantit quatre libertés. L’utilisateur peut non seulement exécuter le programme, mais également l’étudier et l’adapter à ses besoins, le redistribuer et, enfin, l’améliorer et diffuser ces améliorations.

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Louis et ses drôles de machines

Des abeilles électroniques, un nettoyeur de légumes qui fonctionne grâce à un pédalier, un système d’alerte automatique pour contrôler la température dans une serre… Quand le monde des « bidouilleurs » s’allie à celui de l’agriculture bio et durable, cela fait des étincelles. Rencontre avec Louis, un jeune universitaire américain du réseau Farm Hack bien décidé à changer la société.

Louis a les yeux rouges. Enfin, façon de parler. Le weekend dernier, il était à San Francisco, invité à une séance de travail sur le leadership en compagnie d’une trentaine de jeunes de son âge. Il a pris un vol de nuit pour rentrer à Boston, où il vit et travaille. Arrivée à 6 h 30 du matin sur la côte est. Aux Etats-Unis, il y a une expression populaire pour parler de ces voyages nocturnes : « red eye », car on en ressort avec le regard rougi de fatigue. Même à 25 ans, ce n’est pas facile de s’en remettre.
Mais se remémorer cette rencontre lui donne le sourire. Ses yeux pétillent sous ses mèches rouquines : « On a pu discuter de l’idée de changer le monde sans craindre de subir des sarcasmes. » Il faut dire que le groupe réuni pour ce séjour sur la côte pacifique avait beaucoup de choses en commun. « De jeunes entrepreneurs, qui travaillent dans l’éducation, la santé, les énergies renouvelables. Qui veulent tous transformer la société. » Louis se réjouit que sa génération ait cette envie. Qui d’autres qu’eux, sinon ? Que cette réunion ait eu lieu à San Francisco, pour lui, n’est pas un hasard. « Le lieu par excellence de l’utopie », souligne-t- il, évoquant les années 60 et la Silicon Valley.

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