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Prendre le temps


GRAND ENTRETIEN

Jacques Testart,
l’Homo qui fait parler sapiens

Photo Jérôme Panconi

Après avoir mené une vie de scientifique de haut vol, de citoyen et de militant, le biologiste français Jacques Testart fait brillamment la synthèse. Dans ce monde brutalement dominé par les intérêts financiers immédiats, comment décider en faveur du bien commun ? En mettant « l’humanitude au pouvoir », comme y invite son dernier ouvrage.

Jacques Testart, ne serions-nous plus en démocratie ?
— Je ne sais pas si on a déjà été vraiment en démocratie. Il y a des moments très démocratiques, par exemple une révolution, un mouvement de rue, un mouvement syndical important dans une entreprise. Les gens sont alors actifs en faveur du bien commun. Mais cela ne dure jamais très longtemps. Bien sûr, la dictature, c’est pire que ce que nous vivons. Mais de là à dire que l’on est dans une démocratie, simplement parce que l’on a voté pour avoir les dirigeants que l’on mérite, je pense que c’est un petit peu court. Outre le fait que les gens s’abstiennent de plus en plus de voter – en mai 2014, lors des européennes, aucun parti n’a atteint en France le score modeste de 10 % des voix des personnes en âge de voter –, ceux que l’on a élus ne respectent pas leur contrat avec la population : notre président par exemple. Ce qui est profondément antidémocratique.

Vous n’êtes pas tendre avec les élections. Dans votre dernier livre, vous écrivez : « Les urnes, ces boîtes tranquilles dans lesquelles le peuple confie son avenir à la classe dominante grâce à des mécanismes rodés où règnent les modes de scrutin inégalitaires, les prérogatives des élus, les choix des médias… afin que rien, ou presque, ne change » . Pensez-vous que l’on va vers la faillite du système ?
— Je le souhaite mais en même temps il ne faut pas que l’on aille vers n’importe quoi. On est de plus en plus nombreux à faire des propositions variées pour un autre système, complètement différent. La réhabilitation du tirage au sort en fait partie.

Vous dites aussi que les concertations telles qu’on les connaît sur des questions comme la construction de nouvelles centrales nucléaires en France ne sont que des leurres de la démocratie. Pourquoi ?
— Tout simplement parce qu’il s’agit de relâcher la pression qui monte, pour ne pas que la colère explose. Donc on fait croire aux gens qu’ils vont participer à la décision alors que, souvent, elle est déjà prise. Et les procédures proposées sont souvent manipulées. (...)

⇒ Lire l’intégralité de ce grand entretien (4 pages) dans notre magazine.

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