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Slow classes

A l’école
de la non-violence

Chanteur du groupe corse I Muvrini, Jean- François Bernardini est aussi à l’origine d’un vaste programme de formation à la non-violence développé en milieu scolaire. L’objectif ? Réduire ces tensions qui « stérilisent les idées et la créativité ». Rencontre avec un passeur passionnant.

Il a grandi dans un petit village de 150 habitants, au centre de la Corse majestueuse. C’est là, comme il le dit, qu’à huit ans il avait déjà appris « 150 manières de rendre service, de donner, de respecter et de faire ». A l’école de la vie « qui t’apprend l’envie, qui t’apprend à respecter les fontaines, les arbres, les animaux, à livrer et brancher une bouteille de gaz dans toutes les maisons du village, à te rendre utile dans l’épicerie des parents. Là où tu entends dire à une grand-mère dans le besoin : Pacarete quand’è vo pudete » (« Vous paierez quand vous pourrez »).
C’est à cette école qu’il s’adresse aujourd’hui. Pour s’attaquer à un mal tenace : la violence scolaire. En 2010, l’Association pour une Fondation de Corse-UMANI, qu’il préside, lançait le programme « Devenons artisans de la non-violence » qui s’adresse, entre autres, aux jeunes, aux enseignants et aux chefs d’établissement.

D.R.

Pourquoi avoir choisi de faire passer ce message par le biais de l’école ?
L’école devrait enseigner le beau, le vrai, le juste. Intégrer le dialogue, la controverse. Nous sommes convaincus que « la non-violence, ça s’apprend ». Et quel lieu plus légitime pour cela que l’école, là où l’on croit en l’éducabilité de chacun ?

Si la violence peut être flagrante, elle est parfois aussi moins perceptible. La compétition, la course aux résultats, notamment, n’en sont-elles pas aussi des manifestations ?
Les enfants deviennent ce qu’on fait d’eux. Trop de tension stérilise les idées et la créativité. S’ils viennent chercher du lien et ne repartent qu’avec des notes, il y a un vide et une souffrance. Les dégâts d’un système où il faut être le premier sont considérables. Voyez ces situations d’avant concours, où des étudiants dérangent pendant la nuit, par téléphone, le sommeil de leurs concurrents, pour augmenter leurs propres chances. Est-ce cela que l’on veut nous apprendre ?
Si nous sommes dans un système qui distingue la meilleure note, on y valorise bien moins, ou plutôt jamais, le fait de (...)

=> Lire l’intégralité de cet interview dans notre magazine.

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