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Santé - Céroux-Mousty (Belgique)

Chez Alodgî,
chaque veilleur
a son chez-soi

Trouver un logement, quand on souffre de troubles psychiatriques, ce n’est pas simple. A Ottignies, le service de santé mentale Entre Mots s’est attaqué au problème. Il a créé Alodgî, un habitat groupé et solidaire où chacun peut vivre en autonomie, tout en profitant de la présence bienveillante et discrète de « veilleurs ». Reportage.


Nicole Daiwaille, sans titre, peinture acrylique sur toile de lin, 80 x 100, vers 1996. ©MADmusée collection.

Un petit chien noir au museau pointu sommeille sur le canapé, les yeux mi-clos. Liliane [1], sa propriétaire, lui jette un regard tendre. « Il s’appelle Maxime », glisse cette sexagénaire plutôt réservée. Son fidèle compagnon âgé de treize ans était avec elle lorsqu’elle a emménagé ici, en novembre 2013. Dans ses bagages, il y avait aussi une imposante garde-robe, un piano électrique, une petite table de cuisine et quelques chaises.
Son deux-pièces n’est pas très grand, mais tout a trouvé sa place dans cet espace lumineux qui s’ouvre sur un beau jardin peuplé de grands arbres. Liliane s’y sent bien. « C’est calme. J’espère continuer à vivre ici longtemps. » Car, comme elle le dit avec beaucoup de pudeur, sa vie n’a pas été « un long fleuve tranquille ».
Comme les dix autres occupants d’Alodgî – un mot wallon qui signifie « vivre à plusieurs » –, Liliane souffre de troubles psychiatriques. Elle est la doyenne de cet habitat groupé et solidaire où se mélangent les sexes, les origines sociales et les générations, avec des résidents âgés entre 27 et 66 ans. Située au coeur du village de Céroux-Mousty, cette habitation unique en Belgique a été créée par Entre Mots, un service de santé mentale attaché à la clinique Saint-Pierre d’Ottignies.
Son objectif : offrir un toit à des patients « stabilisés ».
« Nous avions constaté que nos soins permettaient aux patients d’aller mieux, mais que leur qualité de vie restait néanmoins limitée, notamment à cause de la difficulté d’accéder à un logement, explique Benoît Van Tichelen, le directeur d’Alodgî. Certains ont droit à un logement social, mais sont souvent stigmatisés dans cet environnement. Des parents aménagent leur maison, mais ils s’inquiètent du devenir de leur enfant quand ils ne seront plus là. Et puis d’autres se retrouvent dans le circuit locatif classique, mais ils rencontrent très vite des (...)

=> Lire l’intégralité de ce reportage dans notre magazine.

[1Tous les prénoms des habitants ont été modifiés pour respecter leur anonymat.

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