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Le labo

Au cœur de la Biovallée

La Drôme est connue pour être le département le plus bio de France, en termes de surfaces cultivées comme en nombre d’agriculteurs. Haut lieu du protestantisme, terre hospitalière, éloignée du pouvoir central, elle a conservé un caractère d’indépendance et de créativité. Depuis 30 ans, mille et une initiatives écologiques et citoyennes sont mises en chantiers par ses habitants. Imagine est allé voir de plus près ce qui se cache derrière cette Biovallée.

G.B.

Agri Court : le bien-manger pour tous
Il est 6 h 30 sur l’écosite d’Eurre, fief de Biovallée et siège d’Agri Court. Matthias Heim, le logisticien de l’association, ouvre l’usine et vérifie que toutes les commandes, préparées la veille, sont bien chargées dans le camion blanc. Des caisses de fruits et légumes frais y sont empilées : poires, clémentines, pommes de terre, carottes, oignons, poireaux, navets… Ce vendredi, c’est William, garçon jovial de 25 ans, qui assurera la tournée à travers les routes de l’ouest du département.
Née en 2011, Agri Court est une plateforme de mise en relation de près de 100 producteurs de la Drôme et de l’Ardèche avec les consommateurs. « Nous sommes le chaînon manquant du bien-manger », résume Florent Dalmasso, le responsable commercial. Chaque semaine, une liste (mercuriale) des produits disponibles est mise en ligne. « Ils sont à 85 % bio et 90 % locaux, atteste Matthias Heim. On veut promouvoir l’économie de proximité, saine, à perspective durable. Cela doit rentrer dans la tête des enfants dès l’école ! » Les restaurants scolaires sont les principaux clients d’Agri Court.
Le premier arrêt s’effectue à l’école André-Blanc, à Saint- Marcel-lès-Valence. La toque du chef apparaît dans l’encoignure. Il attend 70 kg de pommes de terre pour ses frites maison. « Il y a deux ans, on était à 5 % de bio. Maintenant, on est à 25% », explique Guillaume Bombrun, qui a reçu une formation à la cuisine bio. « Nous passons commande en début de semaine, et les aliments sont livrés en deux fois. En respectant les saisonnalités, les produits achetés sont abordables et nous ont permis de maintenir inchangé le prix du repas », rassurait l’établissement dans une brochure, en 2014.
Le département a fixé à 30 % le quota de bio dans les collèges et certaines communes ont repris l’idée. Le programme Biovallée lui, veut parvenir à 80 % de bio-local dans les cantines sur son micro-secteur. « C’est un objectif très ambitieux, (...)

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