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Vu de Berlin # 8

Désescalade policière

En Allemagne, la police a développé depuis les années 90 des stratégies alternatives à l’usage de la violence. Reportage sur ces formations de « désescalade » et de communication « anti-conflits » dispensées à l’Académie de Berlin-Spandau.


Service de presse du gouvernement

La traversée sous la neige de l’Académie de police de Berlin-Spandau offre un singulier voyage dans le temps. En longeant les hautes bâtisses prussiennes, les cours néoclassiques du Troisième Reich et les constructions datant de l’occupation anglaise, on imagine un peu ce qu’a pu signifier à chaque époque le « monopole de la violence ». Eckhardt Lazai, de la police criminelle de Berlin, assure les formations obligatoires de « désescalade » et de « communication anti-conflits » auprès des jeunes recrues du Land de Berlin. Très soucieux des techniques de communication non violente, il s’enquiert par téléphone si son visiteur préfère du café ou du thé, il l’accueille personnellement et lui demande après chaque réponse s’il a bien été compris.
« Au départ, nous commençons par apprendre aux jeunes policiers à interagir au quotidien avec leur uniforme et à prendre conscience de l’émotion qu’ils renvoient », explique le responsable. Parmi les 300 policiers présents quotidiennement à l’Académie, chacun devra suivre trois formations d’une semaine sur la communication, la gestion de conflits et les situations de stress.
Chaque policier participe ainsi à des « mises en situation » de conflits ordinaires auxquels il sera confronté : un policier joue par exemple le rôle d’un passant imbibé et agressif que ses collègues chercheront à raisonner plutôt qu’à neutraliser par la force. « On enseigne la communication “tactique”, fondée sur l’écoute et la pédagogie, qui doit permettre de faire retomber la tension à l’arrivée des forces de l’ordre. »
Dans un autre atelier, la Polizeibereitschaft (les CRS allemands) endosse les habits de supporters de football arrivant à la gare de Berlin. Des policiers en chasubles jaunes devront établir un premier contact au mégaphone. « Bonjour Dortmund, ici Berlin ! Nous vous demandons de suivre les collègues qui vous accompagneront jusqu’au stade. Nous avons tracé un itinéraire qui vous évitera les embouteillages », simule le formateur.
Les fins de manifestation, parfois tendues au moment de l’évacuation, font également l’objet d’une mise en situation avec des (...)

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