article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Apprendre


La fin de la mondialisation heureuse

La Grande-Bretagne tourne le dos à l’Union européenne, la Chine se penche sur son marché intérieur, les Etats-Unis dénoncent les effets de la globalisation : le village économique planétaire est-il en train d’éclater ?


gp1974

La mondialisation, que ses promoteurs annonçaient heureuse, portée par une hausse de la consommation et un recul de la pauvreté, semble aujourd’hui montrer ses limites. Le Nord se désindustrialise, le Sud surexploite ses ressources, partout les inégalités se creusent. Et le modèle peine à rebondir depuis l’effondrement du système financier de 2008.
« La croissance économique mondiale reste faible depuis 2009, constate André Sapir, économiste de l’ULB. Quant aux échanges internationaux, ils ne progressent plus, alors que durant 20 ans, ils ont augmenté deux fois plus rapidement que le produit intérieur brut mondial. »
Que se passe-t-il ? Les économistes avancent plusieurs explications. « Il y a d’abord un changement de modèle de la Chine, poursuit André Sapir, qui se tourne vers son marché domestique. Le pays étant le premier exportateur mondial, cette inflexion pèse sur les échanges mondiaux. »
Les dirigeants chinois, craignant que les nombreux conflits sociaux qui secouent le pays (30 000 par an) ne dégénèrent en un soulèvement général, à l’image des Printemps arabes, ont réorienté l’économie vers la satisfaction de la demande interne. Résultat : les échanges internationaux de « l’usine du monde » ont fléchi de 7 % en 2015.

Une production en partie relocalisée
Les analystes pointent également une relocalisation partielle de la production. « La spécialisation des entreprises a entraîné un éclatement des chaînes de fabrication entre plusieurs unités réparties un peu partout dans le monde, ce qui a fortement contribué à la croissance du commerce international », ajoute l’économiste. L’objet emblématique de cette mondialisation est probablement l’iPhone. La radio qui équipe ce cosmopolite appareil est fabriquée aux USA. L’écran tactile, les haut-parleurs et le vibreur viennent de Mongolie, les circuits intégrés de Corée et de Taiwan, la France fournit le gyroscope (qui fait basculer l’image lorsque l’appareil est manipulé), le Japon, les batteries et la Chine assemble le tout.
Cependant l’hyperspécialisation a révélé ses fragilités. Le tsunami, qui a provoqué la catastrophe de Fukushima en mars 2011, a également paralysé l’industrie électronique japonaise. La rupture d’approvisionnements essentiels s’est répercutée un peu partout dans le monde : en Chine, la (...)

=> Lire l’intégralité de cet article de 4 pages dans notre magazine.

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Fukushima :
coucher de soleil
sur le nucléaire

AP Photo/EugeneHoshiko/Isopix Le 11 mars 2011, le Japon était le théâtre du pire accident (...)

Lire la suite

Salauds de juges !

Kanar Le système judiciaire est injuste, coupé de la réalité, et il court-circuite (...)

Lire la suite

Mensonges et (post-)vérités

Donald Trump aux USA , Rodrigo Duterte aux Philippines, Nigel Farage en Grande-Bretagne : (...)

Lire la suite

L’Europe frappée par la crise de la soixantaine

Soixante ans après la signature du Traité de Rome, qui avait donné naissance à la Communauté (...)

Lire la suite

L’espoir peut être toxique

Il est de bon ton dans le milieu écologiste de s’interdire de parler de catastrophes au (...)

Lire la suite

Les fesses sont le propre de l’homme

Lors d’une visite à la galerie de l’Homme au Musée des sciences naturelles de (...)

Lire la suite