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Agir


Entretien

Jean-Louis Gilissen, avocat :
de Seraing à la Cour pénale internationale

Avocat « de quartier », comme il se définit lui-même, installé à Seraing, Jean-Louis Gilissen est expert en droit pénal. Son intérêt pour les questions internationales l’a conduit à plaider devant des cours et tribunaux à Arusha en Tanzanie, au Timor, à La Haye aux Pays-Bas. Juriste engagé, il est le témoin privilégié de l’émergence d’une justice internationale destinée à poursuivre les crimes les plus graves, commis par les puissants de cette planète.


©ICC-CPI

Vous avez été le défenseur du djihadiste malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi qui répondait en août dernier devant la Cour pénale internationale de la destruction de mausolées classés au patrimoine mondial de l’humanité, à Tombouctou. Le procès fut qualifié d’historique, car pour la première fois un prévenu plaidait coupable, ce qui a permis de boucler les audiences en trois jours. Après trois semaines de délibération, la cour prononçait une peine de neuf ans de prison. Cela a-t-il été aisé pour votre client de reconnaître les faits ?
J’ai participé à ce procès avec un avocat tunisien, Me Mohamed Aouini, dont la présence était indispensable car il connaît bien l’islam et maîtrise la langue arabe. Notre client, Ahmad Al Faqi, est un homme important chez lui puisque les acteurs de second plan ne comparaissent pas devant la CPI. C’est un homme cultivé, intelligent, qui a une bonne perception des choses. Il sait ce qui a été fait ou mal fait. Cela nous a permis d’envisager de plaider coupable. Nous avons fait part de nos intentions au procureur et avons lancé la procédure.

Ce n’était pas la première fois que vous plaidiez la culpabilité de votre client. Devant le Tribunal pénal international sur le Rwanda, vous avez défendu Georges Ruggiu, l’animateur belge de Radio Mille Collines, surnommée Radio Machette, car ses animateurs appelaient au génocide. Lui aussi avait plaidé coupable.
Quand je suis arrivé à Arusha, en Tanzanie, où il était incarcéré, j’ai trouvé un homme qui niait le génocide. C’était une position qui heurtait la morale, mais également la crédibilité de (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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