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Agir


L’atelier

Infirmiers de rue :
aux petits soins

A Bruxelles, l’ASB L Infirmiers de rue mène un formidable travail de première ligne auprès des personnes sans-abri les plus vulnérables. Hygiène, accès au soin, prévention, insertion par le logement : l’association se démène au jour le jour, pour redonner un peu de dignité aux exclus de tous bords. Reportage, un mardi d’hiver, aux côtés de ces travailleurs de l’ombre.


Dominique Simon

« Catherine ? » Les jambes enveloppées dans un sac de couchage chiffonné, retranchée sous un gros bonnet de laine, la jeune femme ne dit rien. Elle semble ailleurs, figée sur son énorme sac de voyage défait. A ses côtés, il y a des vêtements éparpillés, une Bible, une boîte d’antidouleurs, une valise grande ouverte. Son corps n’est que tremblements.
A 9 h 40, ce jeudi 19 janvier, le thermomètre affiche -3°. Et sur le trottoir de la place Horta, à l’entrée de la gare de Bruxelles midi, les voyageurs pressent le pas, indifférents à la scène. « Catherine, vous m’entendez ? », insiste Joanne d’une voix douce. Accroupie à sa hauteur, sa collègue Joséphine lui prend la main.
« Vous avez dormi ici ?
– Oui… », répond-elle d’une voix épuisée.
Catherine n’est pas inconnue de l’ASBL Infirmiers de rue. L’une va lui chercher une soupe chaude, la seconde lui propose d’aller prendre une « bonne douche » au centre d’accueil voisin. Catherine se méfie : « On ne va pas me faire de mal ? »
Elle sort peu à peu de sa léthargie. Très vite, on apprend qu’elle est à la rue depuis 8 mois et qu’elle a subi des violences conjugales  : « J’ai peur, il veut me tuer », murmure-t-elle en avalant une grande gorgée de soupe fumante. Guinéenne d’origine, mère de 2 enfants âgés de 6 et 4 ans, elle dispose d’un passeport danois, « mais il me l’a volé ».

« Un moment de répit »
Questions informelles sur sa santé, encodage des infos dans l’application Entourage qui vise à recenser les sans-abri à Bruxelles, appel aux collègues de La Fontaine : les deux infirmières s’activent, entre douceur et efficacité.
« On y va Catherine ? » Son sac de couchage replié, on découvre ses jambes ankylosées, des pieds nus et blessés dans de petites chaussures en plastique, un pantalon maculé d’excréments. « Je vous tiens un peu pour marcher, d’accord. »
On se partage la valise sans roulettes et l’énorme sac, direction rue des Fleuristes. Il faudra un bon quart d’heure, à pas lents, pour rejoindre le centre. En chemin, Joanne croise un homme en errance, le pantalon en lambeaux, les pieds écorchés dans ses crocs et son carton UBS sous le bras. Elle lui propose également une douche. « On le connaît un peu. C’est un monsieur psychotique, il n’en veut visiblement pas, je n’insiste pas. »
Au centre géré par l’Ordre de Malte, c’est la cohue : huit personnes sans-abri attendent leur tour (...)

=> Lire l’intégralité de ce reportage de 4 pages dans notre magazine.

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