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Prendre le temps


Culture

Talents en exil

A Bruxelles, Refugees got talent rassemble depuis 2015 des peintres, des musiciens et des sculpteurs originaires d’Irak et d’ailleurs. Des artistes en exil qui peuvent, grâce à l’association, exercer pleinement leur art.


Refugees got talent

« Au départ, nous avions envie de construire quelque chose avec les réfugiés plutôt que pour les réfugiés.  » En 2015, Sophie Querton, attachée en communication qui dispose d’un studio en bas de chez elle, à Bruxelles, répond positivement à la demande de son amie psychologue Julie Artus : d’accord, Mustafa Fallah et Ahmed Fawaz, les deux professeurs d’anglais irakiens réfugiés en Belgique qu’elle a récemment rencontrés au parc Maximilien1 peuvent venir occuper son logement. Les soirées communes sont bientôt rejointes par Aurelie Beer. « Aurelie est artiste, c’est ainsi que nous est venue l’idée de nous focaliser sur ce thème, raconte Sophie. Car des peintres ou des musiciens arrivent souvent en Belgique sans matériel et ils ont, par ailleurs, un grand besoin de s’exprimer artistiquement. »
Au fil des mois va naître le projet Refugees got talent. Les initiateurs trouvent un lieu d’accueil (l’allée du Kaai à Bruxelles), achètent un peu de matériel et créent un dépliant distribué dans divers centres d’accueil de réfugiés. « Le 12 mars 2016, nous ouvrions le premier atelier. Nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre. Et une vingtaine de personnes sont arrivées… Depuis lors, ça ne s’est plus arrêté. »
Deux après-midis par semaine au départ, aujourd’hui une seule – le samedi –, tous se retrouvent pour créer côte à côte ou ensemble, mais aussi papoter, partager et mettre sur pied des concerts ou des expositions. « Il y a rapidement eu un engouement, à la fois du côté des artistes et de l’extérieur, poursuit Sophie. L’art est un moyen d’intégration et notre objectif consiste à les aider à se constituer un réseau, à se faire connaître et à être reconnus pour leur art. Nous sommes là pour leur permettre de trouver leur place ici en tant qu’artistes. L’association ne participe d’ailleurs pas aux événements concernant les réfugiés ou aux manifestations menées contre la politique du gouvernement. »
Au fil des rencontres, un groupe de musiciens se forme et des peintres et des dessinateurs se remettent à créer. Très rapidement l’association est sollicitée par (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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