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Les lanceurs d’avenir

Les Gastrosophes :
l’art de la table
pour tous


D.R.

En septembre 2016, une bande de copains bruxellois décident de s’engager bénévolement dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, avec la volonté de redonner à tous l’accès à l’art de la table. Leur motivation  ? Justice sociale, dignité et partage. Leur credo ? « Hurluberlus soumis à la sainte trinité du cœur, de l’esprit et du ventre », proclament ces Gastrosophes, qui récupèrent activement les invendus auprès de généreux donateurs : marchés publics, épiceries et supermarchés bio, boucheries, poissonneries, boulangeries…
Une fois récoltées, ces denrées sont transformées en menus qualitatifs d’inspiration gastronomique. Le public est alors invité à venir savourer le résultat lors d’événements socioculturels.
« Les arts de la table demeurent trop souvent un luxe réservé aux plus aisés, constate Perrine Benhaim, membre de la ligue des Gastrosophes. Les ressources mondiales sont par ailleurs tellement épuisées qu’il en devient presque criminel de les gaspiller [1]. Et puis partager un repas, c’est apprendre aussi à se connaître. »
Convivialité et esprit de famille sont au cœur de ce projet innovant porté par des cuisiniers qui exercent leur métier avec amour, dans des règles d’hygiène strictes, mais aussi des art-thérapeutes, des comédiens, des graphistes, des juristes, des professeurs… Et chez les Gastrosophes, chacun peut intégrer le groupe, s’impliquer comme il l’entend et prendre part aux décisions fondées sur le consensus.
« On va tenter de continuer les événements une fois par mois, de multiplier les partenariats, et aussi bientôt de se mettre à chercher un local pour ouvrir notre restaurant suspendu  », poursuit Perrine.
Le principe : lorsqu’un client opte pour un menu, il donne la possibilité à un autre qui n’en a pas les moyens de venir se restaurer. Par ailleurs, ces jeunes créateurs veulent franchir un pas supplémentaire : créer un véritable pôle « de mixité sociale », offrir des services aux moins nantis : des douches, une laverie, une friperie gratuite, un jardin et un four collectif.
Ce lieu devrait ouvrir ses portes en 2018. En attendant, les audacieux épicuriens accueilleront les amoureux du « bien manger » le 29 mai à Ixelles, pour assister à leur prochaine performance lors de la soirée d’ouverture du Cocq’arts Festival. J.H. (st.)

=> Lire l’intégralité de cette rubrique dans notre magazine.

[1Pour la seule région bruxelloise, Bruxelles Environnement estime à 15 kilos la quantité d’aliments gaspillés par an et par personne. Ce qui représente environ 15 000 tonnes de produits consommables par an, ou l’équivalent de 3 repas par jour pour 30 000 personnes pendant 1 an.

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