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Agir


Combat(s) de là-bas

Turquie,
l’ombre de la dictature

Depuis la tentative de coup d’Etat du 16 juillet 2016, la Turquie s’enfonce dans une terrible répression. Purges massives, procès à répétition, opposition muselée : la République d’Erdogan, candidate à l’entrée dans l’Union européenne, n’a plus rien d’une démocratie.


Eser Karadag/Flickr

Où va la Turquie, cette jeune République de 80 millions d’habitants, 15e puissance économique mondiale, membre du G20, et désormais dirigée d’une main de fer par le président Erdogan ? Après le référendum constitutionnel du 16 avril dernier, adopté de justesse par 51,4 % des Turcs, mais contesté de toutes parts, est-elle encore réellement démocratique ? Depuis la tentative de coup d’Etat par une partie de l’armée, le 16 juillet dernier, le pays s’enfonce dans une terrible répression qui touche les journalistes, les universitaires, la minorité kurde, les militants de gauche ou les conservateurs soupçonnés d’appartenir à la confrérie de Fethullah Gülen.
Le site Turkey Purge (Purges en Turquie) reprend en temps réel le sinistre décompte. Au premier jour du printemps, 134 610 personnes avaient été licenciées, parmi lesquelles 7 317 professeurs d’université et 4 272 magistrats, 2 099 écoles ou universités et 139 journaux avaient été fermés, 47 138 personnes croupissaient en prison. Une purge sans précédent en Europe.
« Le ministère de la Justice est le plus touché avec plus de 4 000 magistrats licenciés sur un corps de 12 000 personnes, soit une personne sur trois, il est au bord de la paralysie, dénonce le politologue Ahmet Insel, ex-enseignant aux universités de Galatasaray (Istanbul) et de la Sorbonne (Paris). Les juges manquent, alors que les arrestations, les détentions et les procès à tenir n’ont jamais été aussi nombreux. »
Les trois quarts des fonctionnaires licenciés ont été radiés de l’administration, ce qui revient à une quasi-condamnation à mort civile. « Les radiés perdent leurs droits au chômage, poursuit Ahmet Insel, leurs comptes en banque sont bloqués. Les familles sont ruinées, on peut dire qu’un demi-million de personnes ont basculé dans la pauvreté. »
Pour l’instant, les solidarités familiales fonctionnent encore, laissant peu de familles à l’abandon, mais pour combien de temps ? « On commence à voir d’anciens professeurs se convertir en marchands ambulants », ajoute le politologue.
Les purges ne touchent pas que la fonction publique. « Je connais des commerçants à Istanbul qui sont mis sous pression, témoigne Cemal Sonmez, un économiste turc qui s’est réfugié en Belgique il y a 20 ans, où il travaille désormais dans l’Horeca. Ils subissent des (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 4 pages dans notre magazine.

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