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Prendre le temps


Littérature jeunesse

Michel Defourny
« Quand on a lu,
les idées changent,
et on devient libre »

Un Centre de littérature jeunesse est en cours de création à Liège. Il s’appuie sur un patrimoine inédit : le Fonds Michel Defourny, qui rassemble plus de 70 000 ouvrages, géré par l’ASBL Les Ateliers du Texte et de l’Image. L’occasion d’une rencontre avec son président, indologue de formation, maître de conférences à l’ULg et spécialiste international en littérature jeunesse et graphique, avant d’effectuer une brève plongée dans le monde foisonnant du livre pour enfants de l’autre côté de la planète.

A quand remonte la naissance de la littérature jeunesse  ?
Elle émerge en tant que telle au 17e siècle autour d’un ouvrage majeur, l’Orbis Pictus du pédagogue protestant morave Comenius [1592- 1670] qui porte un regard à la fois sur l’enfant et sur la lecture. Il a des idées novatrices et s’oppose aux méthodes éducatives brutales de l’époque. Il compare notamment les écoles à des chambres de torture.
Comenius prônait une éducation douce, axée sur la langue vivante et les images. Ce premier imagier va permettre aux enfants de découvrir le monde dans leur langue maternelle et sera traduit dans les principaux pays protestants, en latin, en tchèque, en hongrois et en allemand.
A partir de là, des éducateurs progressistes prendront le relais, soucieux d’apporter aux enfants des histoires qui leurs sont propres, en intégrant l’image pour favoriser leur compréhension. Une littérature spécifique va progressivement émerger. On va notamment recourir aux contes et aux fables qui, comme le rappellera Rousseau, ne sont pas toujours « morales », même si elles se terminent toujours par une « moralité ».
A la fin du 18e, en Angleterre, apparaissent des petits livres illustrés, des comptines. L’image prend davantage de place. En Allemagne sort Der Struwwelpeter en 1845, Crasse-Tignasse, une série de petites histoires plaisantes, amusantes et imagées : « As-tu vu comme il est laid / on dirait un vieux balai, longue et sale est sa tignasse / c’est bien lui Crasse-Tignasse, etc. ».
Et puis, il y a Max et Moritz, de Wilhelm Busch, considéré comme le père de la BD, mais aussi Töpffer en Suisse, l’arrivée des premiers albums et des livres illustrés…
Au début du 20e, l’image l’emporte peu à peu sur (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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