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Le labo

Doel,
le village abandonné

Le nom de Doel est souvent associé à sa centrale nucléaire. Mais c’est surtout un village aujourd’hui vidé de ses habitants, menacé par l’extension du port d’Anvers voisin, où quelques irréductibles se battent sans relâche pour préserver un lieu chargé d’histoire, entre street art et musée-capharnaüm. Reportage entre terre et eau.

Pendant plusieurs kilomètres, la route est bordée de hangars gigantesques, ponctués d’éoliennes. S’y affichent des noms qui rappellent les temps anciens où les navires à voile revenaient en Europe, les cales pleines de denrées : Tabak Natie, Katoen Natie, omniprésents.
Un peu plus loin, ce sont au moins une quinzaine de camions chargés de voitures, lituaniens pour la plupart, qui stationnent le long du trottoir. Leurs chauffeurs pique-niquent, réparent un moteur…
En face, sur un surplomb herbeux, on aperçoit une bande de moutons qui broutent tranquillement. Sur un parapet de béton autour d’un rond-point, un « Doel zonder haven  » (Doel sans port) a été tracé. Une autre main a ajouté un « geen » (pas de). Et une troisième, un plaisantin, « + Frituur ». De nombreuses cabines électriques sont elles aussi transformées en tribunes : « Hier stopt de haven », « Doel blijft ».

« Respectez les habitants ! »
Ces slogans sont les premières traces d’un drame qui se joue un peu plus loin, de l’autre côté d’une digue qui sépare l’industrieux Deurganckdok du port d’Anvers, sur la rive gauche de l’Escaut, et le petit village de Doel (Beveren), située au nord-est de la province de Flandre Orientale. Un drame en de très nombreux actes…
La route qui mène à cette localité est étonnamment barrée d’une barrière automatique. A partir de 22 heures, il faut montrer patte blanche – ou plutôt insérer sa carte d’identité – pour qu’elle se lève encore. Un grand panneau jaune prévient en quatre langues le visiteur : « Doel = village habité. Respectez les habitants ! Il est interdit d’entrer ou d’endommager les maisons. Les nuisances et le vandalisme seront poursuivis. »
Une fois passée la barrière, la rue qui mène au cœur du village est longée de villas et de maisons quatre façades. Presque toutes sont vides, ou peut-être squattées : vitres cassées, graffitis et tags sur les murs, portes et fenêtres remplacées par des plaques de bois. L’une d’entre elle cependant est encore (...)

=> Lire l’intégralité de ce reportage dans notre magazine.

Photo : cc Dannysfotos

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