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Du Nord au Sud et à l’envers

Le Salvador interdit
l’extraction minière

Le Salvador, petit pays d’Amérique centrale, a ordonné en mars dernier la fermeture de toutes les mines de métaux installées sur son territoire. C’est la première fois qu’un pays décide l’interdiction totale des mines pour se prémunir des énormes dégâts environnementaux que cause leur exploitation.


CESTA/Les Amis de la Terre Salvador

« L’eau est plus précieuse que l’or », c’est sous ce slogan qu’une coalition d’organisations salvadoriennes ont réclamé durant dix ans l’abandon de l’exploitation minière. Et pour cause. Dans ce petit pays, essentiellement agricole et très peuplé – 6,3 millions d’habitants se partagent un espace équivalent aux deux tiers de la Belgique – l’accès à l’eau est vital pour la population. Or l’eau se raréfie à un rythme inquiétant. Une étude commandée par le Bureau pour la défense des droits de l’homme, qui dépend du ministère salvadorien de la Justice, révélait l’année dernière que la qualité de l’eau se dégrade à telle vitesse que dans 80 ans 600 000 familles en seront totalement privées. En cause : l’expansion des villes, le déboisement et le développement des monocultures. Mais surtout l’exploitation minière.
« Les mines d’aujourd’hui sont de gigantesques sites à ciel ouvert, regrette Juliette Renaud, chargée de recherche aux Amis de la terre, d’où s’échappent de tels volumes de poussière que l’air est irrespirable à des kilomètres à la ronde. Elles utilisent également des produits toxiques pour séparer le minerai de la roche, cyanure ou mercure, qui polluent cours d’eau, sols et nappes phréatiques. Les populations avoisinantes payent un très lourd tribut, elles voient leur environnement dévasté, leur eau empoisonnée, leurs terres confisquées. Souvent, elles doivent aussi subir les intimidations des vigiles des sites. »

Procédure indigne
Le Salvador a encouragé l’extraction minière dans les années 90. L’activité devait favoriser le développement, créer des emplois et faire rentrer taxes et devises qui financeraient la politique sociale du gouvernement. En 2004, le pays renforce encore son ouverture au monde en signant le Cafta, un traité de libre échange qui unit les pays d’Amérique centrale aux Etats-Unis. En 2008, les investissements directs étrangers atteignent un pic proche des 6 milliards de dollars (5,4 milliards d’euros) lorsque le Salvador refuse une (...)

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