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Environnement

Nids à microbes

Professeur au Muséum d’histoire naturelle de Paris et président de la Société botanique de France, Marc-André Selosse est un passionné du microscope. Avec son dernier ouvrage, Jamais seuls, il nous emmène dans l’univers fascinant des microbes, détaillant les innombrables services qu’ils rendent et échangent avec les plantes, les animaux… et donc nous. Un voyage dans le monde de la symbiose qui change notre regard sur le vivant.

Qu’est-ce qui vous a mené personnellement à vous intéresser aux microbes et aux symbioses ?
Tout gamin, j’étais passionné par les champignons. Ce ne sont pas tout à fait des microbes parce qu’on les voit à l’œil nu, mais pendant une bonne partie de leur cycle de vie ils sont microscopiques, cachés. Puis pendant mes études j’ai découvert avec étonnement que des organismes pouvaient vivre ensemble en harmonie – alors qu’on est plutôt préparés à la compétition par notre science et notre société. Petit à petit, j’ai compris deux choses : d’une part que le monde regorge de microbes, et deuxièmement que tout est interaction. C’est pour moi une vraie source d’émerveillement.

La découverte de cet aspect du monde a été assez tardive – la fin du 19e. Comment expliquer cela ?
La prédation, le parasitisme, la compétition, elles se remarquent très tôt. Chacun d’entre nous, lorsqu’il est malade ou qu’il se dispute avec un voisin, a pu constater leur existence. Le rôle des interactions positives va émerger plus lentement parce qu’il ne se voit pas. Il est là tous les jours, fonctionne tous les jours. C’est comme les trains, on ne remarque que ceux qui arrivent en retard.

Le mot « microbe » a une plutôt une connotation négative. Vous voulez avec votre ouvrage lui redonner son titre de gloire ?
Il y a des microbes de la décomposition, des microbes pathogènes… C’est très vite teinté négativement. Mais microbe cela veut dire que c’est petit, c’est tout. C’est quelque chose qui est microscopique au moins l’essentiel de sa vie, mais dont les conséquences sont grandes. En font partie les champignons, les bactéries, les protozoaires, etc.
Ils sont une multitude – mais au-delà du nombre, ils sont omniprésents, pénètrent tous les fonctionnements, les optimisent, les rectifient. Un animal ou une plante n’est ce qu’on connaît que parce que les microbes sont présents. Il faut un microscope pour les voir, mais leurs effets, eux, sont (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

Photo : Michal Tepecki

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