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Sciences par Pablo Servigne

L’individu augmenté

De récentes découvertes sur les bactéries et les virus bouleversent les fondamentaux de la biologie, jusqu’au concept même d’individu…


Andreas K.

Il aurait pu être question d’une énième sortie transhumaniste, un plaidoyer pour l’« individu augmenté », ce cyborg dont les capacités physiques et mentales seront décuplées par d’incroyables prothèses technologiques. Ce ne sera pas le cas.
L’individu augmenté, c’est tout simplement nous, le commun des mortels (des arbres aux baleines, en passant par les humains), depuis la nuit des temps. C’était sous nos yeux, et nous ne voyions pas cet immense continent microbien qui peuple le monde et notre corps. Bactéries, archées, virus… Ils représentent la plus grande partie de la biomasse de la Terre, ainsi que 50 % des cellules de notre corps, dont l’immense majorité vit dans notre intestin (de 10 à 100 millions de milliards). Depuis deux milliards d’années, chaque nouvel organisme multicellulaire est une occasion de nouvelles associations avec les bactéries. « Nous n’avons pas seulement évolué à partir des bactéries, nous avons évolué avec elles », explique le biologiste et spécialiste de la symbiose Jan Sapp, de l’Université York à Toronto (Canada) [1].

Les superpouvoirs des bactéries
Les communautés de microbes qui vivent en nous et sur nous — appelées le microbiote — ont des effets extraordinaires (lire par ailleurs notre entretien de Marc-André Sélosse en p.74) . Ou plutôt ordinaires : elles participent au fonctionnement de notre système immunitaire et nous sont indispensables pour digérer et fournir des vitamines essentielles. Des chercheurs ont essayé d’élever des souris en laboratoire de manière stérile, sans microbiote. Résultat : leur système digestif et immunitaire ne s’est pas (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

[1J. Sapp. « The symbiotic self », Evolutionary Biology, n° 43(4), p. 596-603, 2016.

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