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Prendre le temps


Toro, le slam
à fleur de peau

Récompensé par le prix Paroles urbaines de l’ASBL Lézarts urbains, puis celui de la Communauté française, Toro est un jeune poète et slameur qui entretient des liens forts avec la nature.


Gautier Houba

« J’ai toujours aimé les mots. Je viens d’une famille où l’on parlait beaucoup, c’est un médium qui m’a toujours plu. »
Santiago, 23 ans, ou Toro de son nom de scène, choisit ses termes avec soin. Il parle posément, la voix claire et grave. Il aime le mot juste, la couleur exacte. « La langue française est très riche, comporte beaucoup de nuances, j’aime jouer avec elle, y compris dans la vie courante. »
Le français est une langue qu’il découvre à l’âge de 11 mois, lors de son adoption et de son arrivée en Belgique. Il ne parlera qu’à trois ans et demi – en alignant directement des phrases complètes.
Vers 13 ou 14 ans, il commence véritablement à travailler son écriture. Toro s’exerce, crée des textes avec pour seule voyelle le « u », pratique l’allitération, avance par essais et erreurs.
Un jour, un professeur s’étonne de découvrir un de ses textes écrit en une heure, lui se dit qu’il a « peut-être quelque chose ». A 14 ans, il remporte un concours mêlant plusieurs arts : « A partir de là, tu peux commencer à y croire un peu. »
Mais, durant son adolescence, Santiago s’ennuie profondément. Ce qui lui donne l’envie d’aller sans cesse vers l’avant. « J’ai vite saisi que les gens que je côtoyais ne me ressemblaient pas. Tant que tu n’as pas de succès, tu n’es qu’un con, on connaît ça. Et puis j’en ai entendu des “alors, tu écris toujours tes poèmes” qui sont en fait de petites phrases assassines. Mais l’envie d’écrire était plus forte que ça. »
Le jeune écrivain garde malgré tout le cap, avec le sentiment de ne pas être « dans le faux total ». « Il faut accepter le processus, les échecs, les mauvais retours. »
Il entre un peu par hasard sur la scène du slam, un ami l’entraînant dans un concours – que Toro remporte. Il participe alors à d’autres (...)

=> Lire l’intégralité de ce portrait dans notre magazine.

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