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Agir


Imagine en transition

Olivier De Schutter :
« La Transition se bâtit aussi autour d’un récit collectif »

Depuis un an, à l’Université de Louvain (UCL), une dizaine de chercheurs (juriste, philosophe, économistes…) réunis au sein du Laboratoire de la Transition explorent, au départ d’innovations locales, les freins et les leviers pour construire une société plus durable et résiliente. Première étape de cette démarche originale et transdisciplinaire : le cas de la vallée de la Drôme, en France.


Laboratoire de la Transition

Comment construire une société durable, résiliente, capable de surmonter les chocs économiques et climatiques qui, aujourd’hui, menacent son équilibre ? C’est tout le défi de la transition écologique et sociale. Car les urgences sont là (épuisement des ressources, destruction des écosystèmes…). Et les initiatives publiques et privées, aussi foisonnantes soientelles, ne suffisent pas. D’où l’idée lancée par une dizaine de chercheurs de l’UCL de créer un laboratoire scientifique qui va mener plusieurs recherches exploratoires afin d’élaborer, à terme, une « théorie de la Transition ».
Rencontre avec Olivier De Schutter, professeur de droit international, ex-rapporteur des Nations unies sur le droit à l’alimentation entre 2008 et 2014, et cheville ouvrière de ce projet universitaire inédit.

Pendant longtemps, la Transition a été pensée soit par le haut (l’Etat), soit par le bas (au départ d’initiatives locales et à petite échelle). Cela ne suffit plus, constatez-vous.
Par le passé, on a surtout approché la Transition par le haut, en mettant en avant trois types de solutions. Il y a la tentation de la fuite en avant technologique — les OGM pour combattre les effets de la sécheresse, le nucléaire pour sortir des énergies fossiles, ou le recours à la géo-ingénierie pour réduire le réchauffement de la planète, par exemple par l’émission massive de soufre dans l’atmosphère, sont parmi les exemples les plus frappants. Heureusement, on a maintenant pris conscience de notre incapacité à anticiper toutes les conséquences de ces choix, et de ce que ces « solutions » peuvent avoir des impacts impossibles à maîtriser.
On a aussi misé sur le rôle des entreprises dans la « croissance verte », dont les choix seraient orientés par des consommateurs de plus en plus critiques ou responsables. Enfin, on a cru que les solutions pourraient venir de l’Etat, qui peut effectivement adopter des incitants économiques (des taxes et des subsides), ainsi que des réglementations juridiques qui interdisent certains comportements considérés comme nocifs ou, à l’inverse, encouragent d’autres comportements jugés vertueux.
Certains réhabilitent d’ailleurs l’idée de planification : face à l’urgence, l’Etat doit mettre en place une sorte d’économie de guerre. C’est évidemment séduisant. Mais jusqu’ici, l’Etat a démontré combien il demeure soumis aux intérêts privés, dans le court terme, et trop souvent à rebours des attentes citoyennes en la matière. Les politiques ont un rôle décisif à jouer, mais peut-on tout attendre d’eux ? N’est-ce pas courir le risque que les changements véritables soient toujours remis à plus tard ? Et puis surtout, ces différentes approches ne misent pas sur l’appétit des gens pour le changement, sur leur volonté de réinterroger les modes de vie. C’est là un gisement de transformation largement inexploité.

Ce qu’il faudrait alors privilégier, c’est la Transition opérée par le bas ?
Ce sont les initiatives locales, qui reposent sur des dynamiques citoyennes, portées par (...)

Photo : UCL

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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