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Agir


Nature

Jean-Baptiste Vidalou :
« Les forêts sont des territoires en lutte »

Agrégé de philosophie et bâtisseur en pierres sèches en Occitanie, Jean-Baptiste Vidalou retrace dans Etre forêts, habiter des territoires en lutte (La Découverte), l’histoire de ces zones forestières qui, à travers l’histoire, ont été des lieux de lutte, entre attachement à la nature vivante et vision managériale de ces lieux.


cc Squat Le Monde

La forêt a-t-elle toujours été un lieu refuge ?
De tous temps, elle a effectivement été habitée par ceux qu’on appelle des « rebelles ». Pendant le Moyen-Âge par exemple, les gens qui cherchaient à fuir le pouvoir centralisateur de l’Eglise vivaient dans les forêts, beaucoup plus étendues bien sûr que maintenant. Des communautés y habitaient, en marge de la société, tout en maintenant des liens avec les villages. C’étaient des zones de non-droit, où les gens pouvaient aller et venir, rester un moment, ou s’installer à vie, comme les ascètes.

Vous racontez notamment l’histoire de la Guerre des Demoiselles, qui a eu lieu dans l’Ariège au 19e siècle… C’est d’un de ses acteurs que vient votre nom de plume d’ailleurs.
C’est l’une des dernières révoltes populaires, paysannes. Ces gens, qui vivaient dans leur montagne, ont réussi à résister au pouvoir centralisateur de Colbert. Lui avait besoin d’énormes quantités de bois, il voulait rationaliser les forêts de France, interdire leur usage « commun ». Les habitants allaient y glaner du petit bois, y cueillaient des végétaux, y faisaient pâturer leurs troupeaux, toutes choses dorénavant interdites. Ils se sont révoltés en jouant des rituels traditionnels populaires du carnaval, des charivaris : les jeunes garçons se déguisaient en femmes ou se noircissaient le visage avec du charbon avant d’attaquer les gendarmes, les charbonniers [accusés d’exploiter le bois, ndlr], les gardes forestiers. Même s’ils usaient de la violence, il n’y eut jamais de mort. Ils faisaient des allers-retours entre les villages et la forêt, utilisaient le symbole du carnaval – mettre le monde à l’envers – comme pouvoir opérant.

Les bois étaient des biens « communaux » par excellence ?
Les forêts ont toujours été des endroits au sein desquels les communautés pouvaient tirer des richesses, même si elles ne leur appartenaient pas en propre. Ce sont des zones hybrides, des donations des églises et des suzerains, des assemblages flous où les pouvoirs en place ont toujours du mal à légiférer.
Aujourd’hui, même s’il reste encore des traces de ces communaux, les modes de vie ont changé, ils sont souvent (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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