article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Se retrouver


Connais-toi toi-même

Patrice Huerre :
« Quand on rentre chez quelqu’un, on accède en partie à son monde intérieur »

Dans son dernier ouvrage Lieux de vie : ce qu’ils disent de nous (Odile Jacob) coécrit avec François Robine, expert immobilier, le psychiatre français Patrice Huerre explore les habitudes de logement de cette « e-génération » qui habite partout. Ultramobiles, hyperconnectés, ces nomades des temps nouveaux développent des résiliences pour affronter les bouleversements à venir.

Lorsque vous regardez un logement, vous dites que l’on peut entrevoir la personnalité de son occupant.
Oui, quand on rentre chez quelqu’un on accède en partie à son monde intérieur. Chacun investit son logement de manière très personnelle, en y laissant apparaitre les traces de ses intérêts, de ses goûts, de ses références culturelles, de son histoire familiale. Cette idée, j’ai pu l’explorer en travaillant avec François Robine qui, dans le cadre de son travail d’expert immobilier, visite des intérieurs à longueur de journée. A travers les décors et les aménagements qu’il croise, il peut se faire une petite idée de la personne qui y habite. Par exemple, quelqu’un de nature un peu obsessionnelle va vouloir que tout soit bien rangé, en positionnant chaque objet à une place précise et en faisant en sorte que personne n’y touche. Cela lui permet de canaliser ses angoisses. A l’inverse, une personne qui accumule les objets sans prêter attention à leur disposition me donne à penser qu’elle a beaucoup d’idées, mais pas toujours bien ordonnées.

Et un logement trop décoré reflète, dites-vous, une personnalité qui se cherche.
Oui, un individu en quête d’identité, fragilisé dans sa construction psychologique, aura besoin de se rassurer. Il s’entourera alors de références culturelles ou religieuses, de tous les éléments qu’il estime refléter son identité. Une personne sûre d’elle-même aura moins besoin de faire un tel étalage, son habitation pourra paraître plus épurée.

Dans votre dernier livre Lieux de vie : ce qu’ils disent de nous, vous partez du constat que l’habitation des jeunes générations n’est au contraire plus forcément le reflet de leur monde intérieur.
Pour la génération née après 1990 et l’apparition d’Internet, les intérieurs sont devenus essentiellement fonctionnels, avec un lit, un réfrigérateur, une connexion via le wifi. Autrefois, une adresse postale révélait un quartier et un statut social, maintenant, les jeunes s’identifient par une adresse mail que l’on emmène partout et qui ne dit rien de leur (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

Photo : D.R.

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


L’humusation :
mourir,
puis donner la vie

A côté de l’inhumation et de l’incinération, la fondation d’utilité publique (...)

Lire la suite

L’aventure
de la citoyenneté

On vient de créer en Belgique un cours de philosophie et citoyenneté. Nous nous intéresserons (...)

Lire la suite