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Philocité

L’aventure
de la citoyenneté

On vient de créer en Belgique un cours de philosophie et citoyenneté. Nous nous intéresserons prochainement à ce que peut bien signifier « faire de la philosophie » avec des enfants dès l’âge de six ans, ce cours ayant bien besoin qu’on le sorte du néant où l’appellation journalistique l’a relégué.1 Ici, nous voudrions interroger le deuxième mot : la citoyenneté. Celle-ci renvoie dans le programme du cours à un ensemble de qualités d’ouverture d’esprit et de sensibilité au bien commun, de capacités à adopter le point de vue d’autrui et de dialogue à entretenir dès le plus jeune âge.
Cependant, plutôt que de chercher à cerner cette notion un peu vague et très à la mode, nous allons nous intéresser au fait que l’Etat se préoccupe au développement de telles qualités et questionner les moyens par lesquels un tel résultat pourrait être atteint.

La potion miracle pour rendre plus citoyen
À la fin du 18e siècle, on doit à Jeremy Bentham, maître à penser du capitalisme et de l’industrialisation, une réflexion qui pourrait servir de bréviaire au gouvernement en matière de formation à la citoyenneté. Le problème qu’il affronte ? Comment le souverain peut-il générer du civisme, alors que « les vertus civiles les plus importantes au bien-être de la société et à la conservation du genre humain, ne consistent pas dans des actes éclatants qui portent leur preuve en eux-mêmes ; mais dans une suite d’actes journaliers, dans une conduite uniforme et soutenue qui tient aux dispositions habituelles de l’âme » 2 ?
Le problème de ces qualités citoyennes, c’est qu’elles sont trop délicates, banales et fines pour être éclatantes et faire seules leur publicité. Bentham diagnostique alors un déficit dans le système pénal et rémunératoire : « Leur imperfection commune est de n’appliquer leurs sanctions qu’à des actes distincts et saillants : de n’exercer qu’une influence éloignée et indirecte sur les habitudes, sur les dispositions internes qui teignent leur couleur tout le cours d’une vie ».3
Le rôle de l’Etat est de combler cette lacune en illustrant (au sens littéral : en rendant illustre) par une « paie d’estime » ces actes discrets et d’éduquer par-là les (...)

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