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Portrait

Adriana Costa Santo
et Mehdi Kassou,
passionnément humains

Elle était étudiante, il bossait dans une boîte de télécoms. En 2015, ils se sont retrouvés autour de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Un mouvement de solidarité exceptionnel né autour du parc Maximilien qui a fédéré plusieurs milliers d’habitants à Bruxelles et au-delà.


Frédéric Moreau de Bellaing - www.bellaing.be

Veste blanche sur le dos, siglée Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, ils sont là presque toutes les nuits. Qu’il vente, qu’il pleuve, ils accueillent et répartissent les jeunes Erythréens, Soudanais, Syriens, Guinéens et les autres migrants du parc Maximilien dans les voitures, en route vers un divan ou un lit chaud chez un hébergeur. Et souvent, très tard dans la soirée, ils postent un message sur leur page Facebook : « Il est 0 h 15 et nous sommes là trempés et frigorifiés avec quinze chouettes gars. C’est maintenant le moment de craquer et de faire une belle rencontre d’une nuit ! » Ou un autre, réjoui, le sentiment du travail accompli. « Le parc est vide ! »
Mehdi Kassou et Adriana Costa Santos sont les visages de ce mouvement de solidarité exceptionnel né à Bruxelles en 2015 et qui, tous les jours, permet à quelque trois ou quatre cents migrants d’avoir un espace où loger.
Lui a mis son savoir professionnel de communicant au service de la Plateforme. Il tourne de plateau télé en interview radio, administre la page Facebook qui compte plus de 44 000 amis et n’en finit pas d’accueillir des messages. Elle, elle s’occupe de l’équipe des bénévoles, s’assure qu’il y a toujours du monde en première ligne et, surtout, que tous « les gars » soient bien logés.
« Quand j’arrive au parc, que je vois trois cents personnes, je me dis que nous n’allons pas y parvenir… Et finalement si, le parc se vide peu à peu, raconte Adriana. Finalement, il y a peu de jours où nous laissons des personnes dehors, ce qui est toujours encourageant pour le lendemain. Mais parfois, c’est terrible : nous leur avons donné de l’espoir, ils ont attendu pendant des heures, et puis (...)

=> Lire l’intégralité de ce portrait dans notre magazine.

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