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Environnement

L’aquaculture,
un élevage
en eaux troubles

Abus d’antibiotiques et de pesticides, rejets massifs de déjections, destruction du milieu marin : l’aquaculture pèse de tout son poids sur l’environnement. Aujourd’hui, il serait cependant difficile de s’en passer : un poisson sur deux consommés dans le monde est issu de l’élevage. L’avenir réside dans l’évolution des pratiques aquacoles.


Artur Rydzewski

Pour la première fois de son histoire, l’homme consomme autant de poissons d’élevage que de poissons sauvage. Et le recours à l’aquaculture est devenu désormais inéluctable.
En effet, depuis 1985, le volume des captures stagne suite à l’épuisement des océans, alors que la demande, elle, ne cesse d’augmenter, passant de 14,4 kilos consommés en moyenne par an et par personne dans les années 90, à 20 kilos aujourd’hui (voir graphique ci-contre), selon la Food and Agriculture Organization (FAO), l’organisation des Nations unies spécialisée dans l’alimentation.
« Depuis l’Europe, on mesure mal l’importance de l’aquaculture, observe Fabrice Teletchea, maître de conférences à l’Université de Lorraine, auteur de Demain, quels poissons dans nos assiettes (Belin, 2016), car les élevages sont essentiellement localisés en Asie qui concentre 90 % de la production. » Forte d’une très ancienne tradition aquacole, la Chine propose à elle seule 60 % de l’offre mondiale. « Les Chinois produisent essentiellement de la carpe, un poisson omnivore qui se nourrit de végétaux et de plancton. Ils utilisent des techniques élaborées qui associent plusieurs espèces dans un même bassin afin de combiner leur alimentation. Les unes mangent les plantes, les autres le phytoplancton et ainsi la concurrence est moins forte », explique le chercheur.
La plus surprenante success story asiatique reste cependant celle du pangasius, le poisson-chat du delta du Mékong au Vietnam. Pratiquement inconnu il y a dix ans, ce poisson à chair blanche figure aujourd’hui parmi les cinq espèces les plus cultivées dans le monde avec la carpe, le chano, le tilapia et le saumon. (...)

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