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Du Nord au Sud. Et à l’envers

Une seconde vie
pour le phosphore

Côté face, le phosphore assure la croissance des grandes cultures et la prospérité des élevages. Côté pile, il représente une ressource finie qui viendra immanquablement à disparaître, alors que sa surexploitation menace dès à présent la santé des lacs et lagunes sur tous les continents. L’Europe, qui commence à prendre la mesure de son addiction, cherche à accélérer le recyclage du précieux minerai.


D.R.

Le phosphore fait partie de ces matières premières minérales dont on parle peu, mais qui est pourtant indispensable. A condition d’être utilisé de façon durable et responsable, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Epandu sur les champs, il fertilise les sols. Ajouté aux poudres à lessiver, il assouplit le linge. Introduit dans les fourrages, il assure la croissance du bétail. « Il s’agit d’un nutriment indispensable aux systèmes agricoles et alimentaires, insiste Bruno Ringeval, chercheur à l’Institut national de recherche agronomique (Inra). Le phosphore, appelé également phosphate sous sa forme ionique, entre dans la composition du noyau et de la membrane des cellules des plantes et intervient dans leur processus de photosynthèse. Chez les animaux, il constitue, avec le calcium, l’essentiel de la masse osseuse. En agriculture, on en fait donc grand usage. »
A l’échelle mondiale, 20 à 25 millions de tonnes de phosphore sont ainsi utilisés chaque année pour enrichir les sols, mais il y a de grandes disparités entre le Nord et le Sud : en Europe, on épand en moyenne 25 kilos par hectare, contre 3 kilos seulement en Afrique.
Depuis quelques décennies, la consommation de phosphore ne cesse d’exploser, notamment liée au développement de l’agriculture intensive. Avec deux conséquences : un épuisement progressif de cette ressource et des effets désastreux sur l’environnement.
Extrait des roches phosphatées, le phosphore provient principalement du Maroc, de Chine, d’Afrique du Sud et des Etats-Unis. « En cinquante ans, nous avons quadruplé le volume de phosphore en circulation dans l’environnement  », constate Gilles Pinay, chercheur à l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea).
Avec pour corollaire son encombrante présence dans de nombreux déchets : boues d’épuration, déjections d’élevage, scories de sidérurgie. Car à haute dose, ce précieux minerai se révèle toxique. « Déversé dans la nature, le phosphate s’écoule vers les lacs, lagunes et rivières où il favorise la (...)

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