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Agir


Un homme, une cause

Antoine Deltour,
l’engagement tranquille

L’auteur des fuites du dossier LuxLeaks et ancien employé du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers connaîtra prochainement l’épilogue de la série de procès qu’il affronte depuis qu’il a révélé les scandaleuses largesses du fisc luxembourgeois. Un épilogue qui devrait lui permettre de retrouver le cours d’une vie tranquille.

« J’ai raconté cette histoire des centaines de fois. Un soir, j’allume au bureau un ordinateur pour copier un fichier anodin, le diaporama d’une formation en cours, lorsque je me rends compte qu’une faille du système de sécurité met en libre accès un dossier tout à fait confidentiel. J’ai alors copié ce dossier sans trop savoir ce que j’en ferais. »
Avec ses lunettes d’écaille, son visage juvénile et sa courtoisie mesurée, Antoine Deltour n’a rien, en apparence, de ces héros contemporains qui bousculent leur vie professionnelle pour dénoncer des faits illégaux qui menacent la cohésion sociale. Et pourtant les informations qu’il recueille inopinément, ce soir de 2010, alimenteront les LuxLeaks, le scandale des incroyables largesses fiscales accordées par l’administration luxembourgeoise à des centaines de sociétés.
En janvier dernier, le lanceur d’alertes était de passage à Bruxelles pour recevoir la Silver Rose, récompense décernée par Solidar, un réseau européen pour l’action sociale, qui salue son action décisive en faveur de la justice fiscale. « Il y a de bons côtés à ce qui m’arrive, sourit-il. Je rencontre des personnes intéressantes, reçois de nombreux soutiens. »
Il y a une dizaine d’années, alors qu’il est fraîchement diplômé d’une école de commerce, Antoine Deltour envisage déjà de vivre selon ses « convictions » en rejoignant l’antenne luxembourgeoise du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC). « Il y a une utilité sociale à ce métier, se défend-il, car il faut une certaine confiance dans le fonctionnement des entreprises. Mais à mesure que j’avançais dans mon travail, je réalisais que la présence de mes clients au Luxembourg était fictive. Au bout de deux ans, le cabinet m’a confié l’audit complet de la filiale d’une importante multinationale. J’ai pu examiner sa situation en profondeur, cette fois j’étais certain de mes intuitions, les sociétés que j’auditais étaient totalement fictives, sans salariés, ni locaux, rien qu’une boîte aux lettres. Leur seule fonction était d’éluder le fisc. Cette pratique me mettait mal à l’aise, j’ai décidé de démissionner. »
La suite est connue. Le soir de son dernier jour, il ramasse ses affaires, allume un ordinateur, tombe sur (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : Antoine Deltour

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