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Connais-toi toi-même

Christophe André :
« Chaque émotion est
une ressource inépuisable »

Psychiatre et psychothérapeute, auteur de plusieurs ouvrages de référence, Christophe André est l’un des principaux promoteurs de la méditation de pleine conscience. Sa quête intime vers l’épanouissement l’a conduit à se pencher sur la vie intérieure, « ce fleuve qui, écrit-il, coule de manière permanente en nous ». Avec cette question : et si le bonheur passait par une plongée dans nos ressentis afin de mieux comprendre comment s’orientent nos pensées et nos actions ?

Vos chroniques diffusées sur France Culture sont les émissions les plus téléchargées de la station. Chacune de vos conférences fait également salle comble. On dirait que la quête de bonheur est devenue un vrai phénomène de société.
Il y a toujours eu un besoin de bonheur. La nouveauté, c’est sa réhabilitation. Le bonheur a longtemps été considéré comme une préoccupation existentielle secondaire, perçue comme autocentrée et limitée. Entre temps, les psychologues ont montré que les gens heureux sont en meilleure santé et se montrent plus attentifs à leur entourage. Le lien particulier entre bien-être et altruisme n’est plus à démontrer. Quand je me sens bien, il m’est plus facile d’aider les autres et lorsque je les aide, cela me fait du bien.
Il y a un cercle vertueux. Ce qui n’est pas étonnant en soi, car nous sommes des animaux sociaux qui réalisons des associations automatiques, entre sexe et plaisir par exemple, ou entre bien-être et altruisme, car ces connexions sont bonnes pour l’espèce, tout simplement.

Pour accéder au bien-être, vous nous invitez à savourer chaque émotion agréable qui se présente à nous. Vous les qualifiez de « ressources quotidiennes inépuisables ». Tout le monde reçoit-il tous les jours des émotions agréables ? Ou vous adressez-vous seulement aux personnes qui bénéficient d’un tempérament particulièrement positif ?
Ces émotions existent bel et bien. Le fait d’être vivant et de marcher sur ses deux jambes est merveilleux. Une personne confrontée à la maladie, qui a perdu un proche ou qui s’est cassé une jambe, le comprend bien. Manger, boire, parler avec quelqu’un qui nous écoute au lieu de nous agresser, voir un beau ciel bleu, tout cela, ce sont des choses plaisantes, il faut y être attentif. Je ne dis pas qu’il faut s’en contenter, mais cela nous nourrit. L’intelligence du bonheur nous dit d’être attentifs à ces poussières, ces copeaux de bonheur qui se présentent à nous plusieurs fois dans nos journées.
Des choses négatives nous arrivent aussi quotidiennement. Notre cerveau de mammifère accorde d’ailleurs une attention particulière à ces signaux négatifs, car à l’état sauvage, un animal a besoin d’être (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

Photo : Sandrine Roudeix

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