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Sciences

Comment parler
du pire ?

Les médecins annoncent souvent des mauvaises nouvelles. Comment font-ils ? Peut-on s’en inspirer pour parler des catastrophes globales ?


x1klima/flickr

Le docteur entre dans la chambre d’hôpital, il a l’air inquiet. Il va annoncer une mauvaise nouvelle. Le patient est stressé, submergé par ses émotions, le souffle coupé, il s’attend au pire : il va enfin savoir ce qui lui arrive, même si cela peut le faire vaciller.

Les patients veulent-ils vraiment savoir ? La réponse est oui. Selon une dizaine d’études, entre 96 et 98 % des patients américains et européens préfèrent que leurs médecins communiquent « clairement et honnêtement » les mauvaises nouvelles, même s’il s’agit d’un cancer. A propos de cette dernière maladie, ils souhaitent en grande majorité recevoir toutes les informations disponibles, bonnes ou mauvaises (57-95 %), connaître leurs chances de guérison (91-97 %) et l’efficacité de leur traitement (79-98 %), mais un peu moins discuter de leur espérance de vie (27-61 %) [1].

Et du point de vue des médecins ?

Dans un article datant de 1984, l’oncologue Robert Buckman est l’un des premiers à avoir posé le problème des mauvaises nouvelles du point de vue des soignants. Par mauvaise nouvelle, il entendait « toute information susceptible de modifier de façon drastique le point de vue d’un patient sur son avenir » [2].

Pour les médecins, l’exercice est difficile et délicat. Il y a d’abord la (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

[1M Fujimori & Y Uchitomi, « Preferences of cancer patients regarding communication of bad news : a systematic literature review », Japanese journal of clinical oncology, vol. 39, n°4, 2009, pp. 201-216.

[2R Buckman, « Breaking Bad News : Why Is It Still so Difficult ? », British Medical Journal, vol. 288, n°6430, 1984, pp. 1597–99.

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