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Agir


Antoine Kaburahe,
un journaliste en exil,
mais debout

Depuis la Belgique où il vit en exil, Antoine mais debout Kaburahe, directeur d’Iwacu, le dernier média indépendant du Burundi, suit à distance la survie de cet hebdomadaire de référence qu’il a cofondé. Témoignage d’un intellectuel contraint de fuir ce pays d’Afrique centrale en lutte contre les démons de l’ethnisme.


Antoine Kaburahe/Iwacu

« Les journalistes d’Iwacu sont des héros du quotidien. Ils travaillent dans des conditions très difficiles pour informer les lecteurs », s’inquiète Antoine Kaburahe, directeur d’Iwacu, (« Chez nous » en Kinundi, la langue nationale), le dernier média indépendant du Burundi.

Les trente journalistes qui alimentent l’hebdomadaire papier, le journal en ligne et la web radio évoluent dans une ambiance très particulière. Ils restent en poste, alors que de nombreux confrères des autres médias indépendants sont en fuite. Leur propre directeur vit en exil en Belgique depuis novembre 2015 pour échapper à la prison. Et cet été, ils commémoreront la disparition, il y a deux ans, de leur collègue Jean Bigirimana, journaliste du service politique, enlevé par des escadrons de la mort. « Malgré le double choc de mon départ et de l’assassinat de Jean, poursuit Antoine, le journal continue à sortir. Mon réconfort est de voir que le projet survive à mon absence. L’institution apparaît plus forte que les hommes, car j’ai vraiment pris mes distances, je n’écris plus d’éditorial pour éviter que l’on ne prétende que le journal est dirigé depuis la Belgique. »

« Espoir »

La carrière d’Antoine Kaburahe se confond avec l’histoire tourmentée du Burundi. Journaliste à la Radio officielle burundaise, il est débauché, en 1995, après la disparition de Melchior Ndadaye, le premier président élu du Burundi, pour faire du journalisme de paix sur une toute nouvelle station, Radio Umwizero (« Espoir »).

« Bernard Kouchner (ancien ministre français des Affaires étrangères) avait compris le rôle fondamental des radios sur l’état d’esprit des populations, explique notre confrère. Radio Umwizero devait apaiser les auditeurs en leur parlant de ce qui marche. On allait dans les associations de paysans et les groupements de femmes pour débusquer les expériences positives, les tentatives de réconciliation entre voisins. J’ai beaucoup appris, notamment à produire des billets courts et vivants. Sur la radio gouvernementale, on n’osait pas couper le discours d’un ministre. A Umwizero, on réduisait une parole à quelques minutes, avec un angle et un message essentiel. »

La création de la station visait à (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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