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Famille

Ivan Jablonka :
« Le voyage est un défi
à l’autorité »

Avec En camping-car, l’historien Ivan Jablonka exhume ses souvenirs de vacances pour en tirer une méditation lumineuse sur le voyage, l’enfance et la nature. Une invitation à retrouver nos capacités d’émerveillement.


Archives familiales Jablonka

C’est le récit d’une lente itinérance, l’anti-Ryanair. L’historien Ivan Jablonka a fouillé dans sa mémoire pour en extraire un livre sensoriel, inondé de lumière, gorgé du sucre de l’été. L’auteur y raconte ses vacances familiales, dans les années 1980, à bord d’un minibus Volkswagen. Jamais pressée, la smala musarde sur les rives de la Méditerranée, de la Grèce au Maroc, de l’Espagne à la Turquie. Trente ans plus tard, le petit Ivan, devenu un historien réputé, rend un hommage attendri à cette vie bringuebalante, « sans horaires ni impératifs ».

Ses précédents livres traitaient de sujets durs, tragiques. Ni père, ni mère était une histoire des enfants abandonnées. Enfants en exil étudiait le déplacement forcé de centaines d’enfants réunionnais dans le Massif central et le Sud-Ouest de la France. Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus évoquait une destinée familiale brutalement interrompue à Auschwitz. Laëtitia revenait sur un fait-divers atroce : l’enlèvement en 2011 de la jeune Laëtita Perrais, poignardée et étranglée par un criminel multirécidiviste, qui a lui-même connu une enfance sordide.

Dans cette bibliographique sombre, En camping- car (Seuil) tranche par son côté solaire. Dépourvu de tout narcissisme (en dépit de ses ressorts autobiographiques), le livre est une invitation généreuse adressée à tout un chacun. Pourquoi ne pas renouer avec sa part d’enfance en explorant les chemins de traverse et en goûtant aux charmes du tourisme le nez au vent ?

La question de l’enfance parcourt toute votre œuvre. Pourquoi ce fil rouge ?
J’ai eu le sentiment d’être arraché à mon enfance. Très tôt, j’ai senti un poids sur mes épaules. Non seulement en raison de la pression parentale pour que je réussisse à l’école, mais aussi parce que j’ai été projeté dans un univers de mort et de violence, pas directement, mais de manière indirecte, via l’histoire de ma famille. C’est la raison pour laquelle mon travail s’est concentré sur les enfants qui ont été (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

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