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Le labo

La caravane de l’espoir

De mi-avril à fin mai, la Caravane nomade des deux rives créée pendant
trois ans à Schaerbeek a sillonné la Tunisie des quartiers pauvres et reculés pour y apporter de la culture et de la vie. Reportage dans la banlieue de Tunis, à El Hrairia, à la rencontre d’une jeunesse reléguée mais debout.

Un vent sec et poussiéreux souffle sur El Hrairia. C’est bientôt l’heure de l’Adhohr, la troisième prière, dans ce quartier pauvre et urbanisé situé à six kilomètres à l’ouest du centre de Tunis. L’odeur de chapati, le pain garni traditionnel, se mêle à celle des gaz d’échappement. Un cheval fatigué tire une charrette remplie de briques rouges. Deux gamins s’enfilent une bouteille de Boga bidha citronné en riant. L’ébéniste du coin les regarde à peine, concentré sur sa chaise bancale à raboter. Et une vieille dame couverte d’un voile vert olive s’engage, silencieuse, dans le terrain vague qui jouxte le « stade municipal », comme on l’appelle ici. Là où, pendant quatre jours, la Caravane nomade des deux rives va installer ses quartiers.

« Plus vite ! » Pendant qu’une équipe de jeunes filles répètent une phase de jeu de rugby sur le gravier pilé, un chien famélique erre entre les ordures. Mais personne ne semble préoccupé par les coups de marteau et le montage des échafaudages.

Jamal Youssfi, lui, est tracassé : le lendemain, à 11 h, le festival ouvre ses portes. « Les autorités avaient promis de nous installer sur la place centrale, au cœur du quartier. Pour des raisons de sécurité, ils ont finalement décidé de nous cantonner dans l’enceinte de ce stade ! », fulmine le directeur artistique de la Compagnie des Nouveaux Disparus, créée en 1994 à Schaerbeek. « Nous avions obtenu que l’on abatte un morceau du mur latéral pour permettre aux habitants d’accéder directement à la Caravane, mais ce n’est pas encore gagné ! »

Pas question de gâcher l’avant-dernière étape de cette vaste tournée organisée du début du mois d’avril à la fin du mois de mai à travers toute la Tunisie. Un projet socioculturel un peu fou qui a nécessité trois ans de préparation et un budget d’environ 500 000 euros cofinancé par des subventions publiques et l’apport en nature de nombreux partenaires (Union européenne, Communautés, Provinces, ministères du tourisme, municipalités, ONG…). « Un projet à la fois dingue, dur, beau, violent et magnifique  », résume l’artiste, la voix éraillée, le visage tanné par le soleil et le regard inquiet tourné vers les portes du « stade ».

Il a fallu acheminer des centaines de tonnes de matériel de part et d’autre de la Méditerranée, gérer un charroi de 200 mètres de long transportant des chapiteaux, des décors, des roulottes et des gradins, monter et démonter un campement de 1 500 m2 de Sbeitla à Bizerte, dans sept quartiers isolés ou précarisés, et puis programmer et coordonner des dizaines de représentations, des concerts, des arts de la rue, en partenariat avec le réseau associatif local (We love Sousse, Tanitars, Plateforme 2521…). Avec un objectif ambitieux : « Permettre au plus grand nombre possible de Tunisiens, en particulier les moins favorisés, d’accéder à (...)

=> Lire l’intégralité de ce reportage dans notre magazine.

Photo : Compagnie des Nouveaux Disparus

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