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Sciences

La science
« post-normale »

Certains problèmes sont si complexes (ou gigantesques) que même les sciences ne sont pas capables de les gérer. Mais alors, quels outils utiliser ?

Prenez la question du changement climatique. À votre avis, qui devrait déterminer la quantité acceptable d’émissions de gaz à effet de serre que nous pourrions émettre d’ici 2050 ? Les climatologues ? Les experts d’ONG ? Les chefs d’Etat ? Les entreprises pétrolières ? Les populations dont les territoires seront engloutis ? Vous ?

La question climatique est très complexe parce qu’elle touche à des limites scientifiques (la puissance de calcul) et parce qu’elle concerne beaucoup de monde sur des enjeux immenses et contradictoires [1]. C’est aussi le cas de problématiques comme le cycle de l’azote, les particules fines dans l’atmosphère, l’installation de centrales nucléaires, le développement de biotechnologies incontrôlables, l’évacuation de zones sismiques, etc.

Des problèmes insolubles
Dans ces cas de figure, pour prendre des décisions, il n’est plus possible de recourir à l’approche scientifique classique, dite « normale », globalement axée sur la recherche de solutions techniques et exploitant des moyens de mesure quantitatifs dans une approche réductionniste (cloisonnée en disciplines très spécialisées). Demanderiez-vous à une petite équipe de sismologues, aussi objective et performante soit-elle, de prendre la décision d’évacuer préventivement toute une zone à risque ? Qui aurait l’idée de demander aux ingénieurs de chez Peugeot de trancher sur la question des limitations de vitesse en France ? Ces problèmes insolubles ou « pernicieux » (wicked problems) sont finalement très nombreux et présentent plusieurs caractéristiques. D’abord, ils sont (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

Photo : cc Paolo Di Tommaso

[1J.R. Turnpenny, « Lessons from post-normal science for climate science-sceptic debates », Wiley Interdisciplinary Reviews : Climate Change, vol. 3, n° 5, 2012, pp. 397‑407.

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