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Agir


New York, verte et rebelle

« Gentrification =
nettoyage ethnique »

A New York, la folle envolée des loyers a entraîné la conquête des quartiers pauvres par les classes les plus aisées. Un phénomène qui génère des tensions raciales, tant cette gentrification exacerbe les inégalités déjà existantes. Sur le terrain, des associations se mobilisent pour lutter contre les propriétaires véreux et aider les plus pauvres à payer leur loyer.


cc Miguel C.

A Harlem, ce samedi 19 mai, ils sont une vingtaine à s’être rassemblés sous l’immense porche de l’Adam Clayton Powell Jr State Building, un immeuble de dix-neuf étages d’inspiration brutaliste, dont la forme évoque un masque africain. Des drapeaux rouge, noir, vert, emblèmes du panafricanisme, flottent dans le vent glacial. Au-dessus des t-shirts noirs barrés d’un large X blanc, les visages sont fermés. Hostiles même, pour certaines personnes visiblement dérangées par la présence d’une femme blanche. Réaction peu surprenante de la part de ceux qui sont venus honorer la mémoire de Malcom X, l’icône révolutionnaire de la libération noire. N’avaitil pas prôné la séparation avec le « démon blanc » ?

Plus de cinquante ans après son assassinat, les tensions raciales sont toujours vives, d’autant qu’un racisme décomplexé s’affiche au sommet même de l’Etat. Mais Donald Trump est loin d’être la seule préoccupation. Ce matin, il y a un mot sur toutes les lèvres : gentrification, ce terme inventé par la sociologue Ruth Glass dans les années 60 pour décrire l’invasion des quartiers populaires de Londres par la bourgeoisie (gentry).

Sur les écussons rageurs que certains portent épinglés sur leur veste, on peut lire : « gentrification = nettoyage ethnique  ». La comparaison est forte, mais pour ces activistes du Black power, « elle est nécessaire pour décrire la violence de ce qui est en train de se produire. Il faut employer ce mot, sinon on va dire que c’est un mouvement naturel du marché », ironise un vieil homme barbu en mettant des guillemets imaginaires autour du mot marché.

« Dans le Bronx, à Brooklyn et à Harlem, les quartiers noirs sont détruits. Un appartement qui valait 500 dollars en vaut maintenant 2 500, dénonce un autre manifestant. C’est un phénomène difficile à saisir. On ne sait pas où vont ceux (...)

=> Lire l’intégralité de ce reportage dans notre magazine.

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