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Agir


Combat(s) de là-bas

Yennah Torres,
une médiatrice
dans l’archipel

Au sud des Philipines, Yennah Torres se mobilise pour restaurer la paix entre les communautés, lutter contre la corruption endémique et favoriser le développement des plus pauvres.


J-F.P

A Mindanao, une île du sud des Philippines vaste comme trois fois la Belgique, cohabitent trois confessions antagonistes : les animistes lumads, descendants des populations indigènes (deux millions de personnes), les musulmans moros (quatre millions), et une grande majorité de chrétiens (treize millions). « Chaque communauté vit sur les territoires qui lui sont traditionnellement affectés sans trop se mélanger aux autres, raconte Yennah Torres, directrice de Tripod, une organisation spécialisée dans le conseil aux communautés. Il n’y a que dans les villes que les confessions se mélangent. Et plus la ville est grande, plus la mixité est forte. »

Mindanao a été peuplée par vagues successives de migrations. Les Lumads, représentants du peuple originaire, ont été rejoints au 13e siècle par des musulmans venus de la proche Indonésie. Trois siècles plus tard, des Espagnols chrétiens ont débarqué à leur tour pour conquérir de vastes territoires. « Chacun entretient une vision conflictuelle des autres. Les communautés indigènes sont maintenues à la marge, faute d’éducation. Les musulmans doivent affronter les perpétuels soupçons de sympathie pour le terrorisme et les guérillas armées. Quant aux chrétiens, on leur reproche de monopoliser les leviers du pouvoir au détriment des autres. Le ressentiment est parfois très fort. Ainsi, j’ai déjà vu des femmes faire de grands détours pour aller puiser de l’eau juste pour éviter de traverser le village d’une autre communauté. Même les échanges commerciaux sont compliqués. Des paysans moros, par exemple, sont réticents à l’idée de vendre leur surplus à des chrétiens. »

L’organisation de Yennah Torres, Tripod, est basée à Cotabato city, une ville de 300 000 habitants, à l’ouest de l’île. La structure accueille au sein de son conseil d’administration des représentants de toutes les confessions.

Dans le contexte très tendu de cette région, Tripod endosse la délicate tâche de jeter des ponts entre les communautés et d’encourager une agriculture durable. « Car les deux vont de pair, insiste sa directrice. Nous nous rendons d’abord (...)

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