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Agir


Combat(s) de là-bas

L.A. Samy,
La conscience des Dalits

Dans le sud de l’Inde, L.A. Samy pousse les Dalits, ces intouchables violemment écartés du système des castes, à trouver leur place dans la société. Pour lui, les révolutions ne se mènent pas par les armes, mais par l’éducation. Aux Dalits, il apprend à lire, à écrire et à défendre leurs droits.


J.-F.P.

L’épopée de L.A. Samy, infatigable promoteur de l’égalité des chances, a commencé dans les années 1970 par une immersion totale dans un village de paysans du Tamil Nadu, au sud de l’Inde. Celui que l’on appelait encore Lourthasamy Arokiasamy, et non familièrement Samy, étudiant en sociologie, observera avec cinq compagnons le système des castes auprès des 1 500 habitants de Kattalai.

Ce voyage d’études deviendra finalement leur destination définitive  : en 1979, après une année de travail aux champs, le groupe décide de rester auprès des familles défavorisées du village et de créer l’association Areds (Association of rural education and and development service). « Nous voulions continuer à apprendre à leur contact », raconte aujourd’hui le militant en souriant.
Comme beaucoup d’intellectuels indiens de sa génération, Samy est marqué par les penseurs de la décolonisation et les premières expériences d’éducation populaire qui visent à parachever l’émancipation des peuples du Sud.

Dans son village du Tamil Nadu, il s’empresse de réitérer les expériences de Paulo Freire, le pédagogue brésilien qui a élevé l’alphabétisation des paysans au rang d’acte révolutionnaire.
« Le développement ne doit pas précéder l’éducation. Il faut d’abord éduquer pour créer ensuite une conscience sociale, économique et politique. Chacun doit découvrir son humanité, avant de l’affirmer et de trouver sa place dans la société. »

Pour mieux rencontrer ses objectifs, Samy crée son propre établissement scolaire, avec un programme original. « Le premier mot que l’on apprend à écrire est ‘‘eau’’. Ainsi, on enseigne l’écriture tout en parlant de l’importance de l’eau et du droit fondamental à son accès. L’alphabétisation offre une ouverture pour expliquer que l’absence d’eau n’est pas une fatalité, un mauvais karma, mais le fait de l’homme, d’un défaut de distribution par les pouvoirs publics et de la privatisation d’une ressource commune par les entreprises. »

Si Samy attache autant d’importance à apprendre aux moins nantis le mot « eau », c’est parce que cette ressource manque cruellement dans cette région du sud de l’Inde où l’eau est gravement polluée par les rejets des industries chimiques et des très nombreuses manufactures textiles. « L’eau n’est plus potable, il faut acheter des bouteilles. Vous réalisez ce que cela signifie pour les familles les plus pauvres ? » s’indigne Samy.
A la pollution des industries s’ajoutent (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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