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Prendre le temps


Musique

Raphaële Lannadère,
fille de l’eau

Après des débuts tonitruants, la chanteuse Raphaële Lannadère – alias « L » – poursuit un parcours artistique sincère et engagé. Au printemps dernier, elle a sorti son troisième album. Cet été, elle s’est installée en Bretagne, loin du bruit parisien. Un changement de vie motivé notamment par sa conscience écologique.

La rencontre devait avoir lieu au siège de son label, Tôt ou Tard, connu pour sa défense d’une chanson française élégante, de Mathieu Boogaerts à Dick Annegarn, en passant par Thomas Fersen et Vincent Delerm. C’est finalement chez elle, au fond d’une petite courette, à deux pas du Père-Lachaise, que Raphaële Lannadère a donné rendez-vous. Sa vie s’apprête à bifurquer, alors elle a un peu de paperasse à régler. « Je quitte Paris, je vends mon studio, je pars vivre en Bretagne », s’explique-t-elle. Elle est fatiguée de la capitale, de son brouhaha harassant. A trentesept ans, elle prend la tangente. « D’aller en Bretagne, je vais aussi me mettre à la permaculture. Culture et permaculture, pour moi, ça va ensemble. J’espère que c’est une nouvelle vie qui peut commencer là. » Perché au-dessus d’une armoire, son chat restera d’une discrétion absolue une heure durant, peut-être charmé lui aussi par la voix si douce de sa maîtresse. Celle-ci habite un refuge étroit, sans apparat, à l’image de son troisième album, Chansons, d’une simplicité lumineuse. Un évier, une kitchenette, des livres, un grand lit, une platine, deux baffles, un micro sur pied et du matériel d’enregistrement. Raphaële Lannadère s’encombre de peu. Le déménagement sera facile.

C’est une vraie fille de la ville, pourtant. Elle a grandi à Paris. Milieu ni artiste ni intellectuel. La classe moyenne en plein : les parents travaillent l’un dans l’informatique, l’autre dans une compagnie d’assurances. Mais il y a toujours de la musique à la maison. Billie Holliday, Ella Fitzgerald, Barbara, du classique, de l’opéra… Le père chante et joue les Beatles à la guitare. Au sortir du lycée, Raphaële s’essaye à des études d’économie-gestion, abandonne au bout de trois mois, tente le concours d’entrée à la prestigieuse école de Sciences Po, se plante royalement.

Quand elle commence à suivre des cours de chant, c’est la révélation : elle ne veut plus rien faire d’autre. Elle écrit son premier morceau, « Mes lèvres », en 2002. Celui-ci se retrouvera neuf ans plus tard sur Initiale ; premier disque sorti sous un nom de scène on ne peut plus bref, « L ». Sa poésie délicate fait mouche. L’hebdomadaire Télérama la propulse en couverture, avec ce titre : « L’avenir de la chanson française, c’est L ». Aussitôt, l’engouement croît autour de cette jeune inconnue au (...)

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