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Agir


Environnement

La bataille
du Ry-Ponet

Un paysage empli d’histoire et typique du Pays de Herve, à quelques kilomètres du centre-ville de Liège, est menacé de grignotage immobilier. La mobilisation des habitants semble aujourd’hui remporter la bataille pour sa conservation.


Plateforme Ry-Ponet

Passez derrière la jolie maison communale de Beyne- Heusay, traversez le pont qui enjambe le Ravel 38 – cette piste pédestre et cyclable qui suit les traces de l’ancienne ligne de chemin de fer des charbonnages. Vous croisez un caniche royal et un berger allemand. Prenez à gauche, et se présente à vous un vaste paysage bucolique. Des champs à perte de vue. Le petit château de Neufcour, avec son incongru drapeau coréen (c’est la demeure du consul) et un monsieur en bras de chemise, installé sur son tracteur-tondeuse. Plus loin on découvre la ferme du château et le terril de Malgueule. Dans le lointain, sur la colline d’en face, l’imposante basilique Notre- Dame de Chèvremont. Sur une autre, la lande de Streupas…

Ici, chaque élément du paysage est un témoignage de l’histoire du pays minier, qui surplombe trois vallées (la Meuse, la Vesdre et l’Ourthe), à l’orée de quatre communes (Liège, Beyne-Heusay, Fléron et Chaudfontaine). « Ces différents noyaux urbains se sont développés petit à petit, mais ils ont laissé entre eux cet espace de 300 hectares », explique cartes à la main Sophie Durieux, l’une des membres de la plateforme citoyenne Ry-Ponet.

Ce grand espace vert, avec des vues incomparables, attise l’appétit de promoteurs immobiliers. Et plus particulièrement celui de la société Neufcour, qui, à l’été 2014, a présenté un projet de lotissement de 520 logements sur 35 hectares. Que son nom soit identique à celui du château n’est pas un hasard : ces terres sont celles des anciens exploitants des mines. Les sous-sols n’intéressant plus personne, leurs descendants et successeurs cherchent à valoriser leurs propriétés par des projets immobiliers. Les tentatives précédentes – un terrain de golf notamment – d’autres propriétaires sur d’autres terrains n’ont jusqu’ici jamais abouti. Mais la menace est là : et si, sans réflexion globale, ce patrimoine paysager se retrouvait peu à peu grignoté et finalement réduit à presque rien ? Car une bonne partie du site est, selon le plan de secteur, éventuellement constructible.

Le projet de la société Neufcour provoque en tous cas un (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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