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Agir


Militance

Deep Green Resistance :
Don Quichotte ou guerriers verts ?

Alors que la récente démission de Nicolas Hulot a remis en lumière l’incapacité de nos gouvernants à prendre la mesure du désastre en cours, les militants de Deep Green Resistance, eux, ont choisi de mener une « guerre écologique décisive ». Portrait d’un mouvement radical et controversé né aux USA.


Tim Wagner

Et si la catastrophe n’était pas l’effondrement à venir (ou déjà en cours) de notre système, mais bien notre civilisation industrielle elle-même ? Espérer l’accommoder pour limiter suffisamment les dégâts est alors totalement illusoire : la seule solution consiste à la détruire. Le plus vite possible, et par tous les moyens.

Ce diagnostic est notamment porté par Deep Green Resistance (DGR), un mouvement radical fondé en 2011 aux Etats-Unis, lancé par Derrick Jensen, Lierre Keith et Aric McBay, trois activistes écologistes. « Deep Green Resistance est né du constat d’échec suivant : la situation ne cesse d’empirer et les mouvements écologistes n’y changent absolument rien », résume Nicolas Casaux, l’un des fondateurs de la naissante antenne française, traducteur aux éditions Libre [1].

Les membres de DGR ont choisi de s’attaquer « à la cause plutôt qu’aux symptômes » et de « priver les riches de leur capacité à voler les pauvres et les puissants de leur capacité à détruire la planète », comme l’écrit Derrick Jensen.

A leurs yeux, tout ce qui relève du domaine du « cosmétique » – l’économie circulaire, la politique des « petits gestes » individuels, etc. – ne sert qu’à prolonger ce système industriel fondamentalement destructeur. En France, Nicolas Casaux est ainsi entré dans une polémique [2] avec Cyril Dion, le fondateur du mouvement Colibris et réalisateur du film Demain qui, selon lui, « ne remet pas fondamentalement en cause l’industrialisme » : « Verdir notre civilisation avec des voitures électriques ou des énergies dites renouvelables, c’est pour nous du délire et ça n’est pas du tout un objectif souhaitable. Je ne dis pas qu’il faut cesser de trier ses déchets et brûler des pneus dans son jardin, mais présenter les gestes individuels comme étant une (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1deepgreenresistance.fr, editionslibre.org.

[2« Les énergies ‘‘renouvelables’’ ne font que continuer la civilisation industrielle », Nicolas Casaux, Reporterre, 21 février 2017. « Pour changer la société, nous devons être des millions, pas une poignée de radicaux », Cyril Dion, Reporterre, 22 février 2017.

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