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Apprendre


Politique, par John Pitseys (CRISP)

Le salut
par les affaires courantes ?

« Dans un pays normal, il y aurait des élections ? » . Le 21 décembre 2018, Bart De Wever exprime sa surprise devant la décision du roi, suite à la démission du gouvernement fédéral, de charger la coalition conduite par Charles Michel d’expédier les affaires courantes jusqu’aux élections du 26 mai 2019. Existe-t-il sur terre un pays normal ? Bart De Wever a-t-il tort pour autant ? Une démocratie qui fonctionne, ce n’est pas seulement un Parlement qui travaille. N’est-ce pas aussi un gouvernement qui est responsable devant ce Parlement ?

Suite au départ de la N-VA du gouvernement fédéral le 9 décembre 2018 puis au constat qu’il est intenable de conduire une équipe minoritaire et d’affronter un vote de confiance de la Chambre des représentants dans ces conditions, Charles Michel présente la démission de son gouvernement au roi le 18 décembre. Deux options s’ouvrent alors. Soit convoquer une élection anticipée de la Chambre, précédant dès lors de trois ou quatre mois les élections européennes, régionales et communautaires du 26 mai 2019. Soit laisser le gouvernement fédéral gérer les affaires courantes jusqu’à ce terme et maintenir l’élection de la Chambre dans ce scrutin multiple. Appuyée par tous les partis représentés au Parlement fédéral à l’exception de la N-VA et du Vlaams Belang, c’est cette seconde solution qui est retenue trois jours plus tard.

Dans le monde idéal
des affaires courantes

Le choix de placer le gouvernement en affaires courantes repose surtout sur deux arguments. Tout d’abord, il s’agirait de « ne pas ajouter du chaos au chaos », selon la formule employée tant par Ecolo que par le PS [1]. Le maintien du gouvernement en affaires courantes permettrait d’éviter une période d’instabilité et de « confusion » [2] politique. L’argument est un peu singulier, dès lors qu’il suggère qu’une fin de législature marquée par un gouvernement sans majorité parlementaire serait plus stable qu’un début de législature conduit par un Parlement renouvelé au scrutin universel. Dans un régime d’élections et d’alternance politique, la démission occasionnelle du gouvernement est un élément normal de la vie démocratique, puisque la stabilité du régime ne dépend pas de la stabilité du gouvernement. A cet égard, le maintien, malgré tout, du gouvernement représente davantage un facteur de (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

[1« Crise politique : “Le PS ne demande pas de nouvelles élections” », rtbf.be, 12 décembre 2018.

[2« PS, Ecolo et Défi ne veulent d’élections anticipées », plus.lesoir.be, 19 décembre 2018.

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