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Apprendre


Du Nord au Sud. Et à l’envers

Conserver ou restituer
les œuvres d’art pillées
en Afrique ?

Que faire des objets et œuvres d’art rapportés durant l’époque coloniale dans les musées d’Europe ? La question se pose à toutes les anciennes métropoles, dont la Belgique.


Musée de Tervuren

Un rapport, remis en novembre dernier au président Emmanuel Macron par le Sénégalais Felwine Sarr et la Française Bénédicte Savoy, estime que 90 % des pièces majeures d’Afrique subsaharienne sont logées hors du continent, essentiellement dans les collections du Musée royal de l’Afrique centrale (Belgique, 120 000 objets ethnographiques), du Musée du quai Branly (France, 70 000 pièces), du futur Humboldt forum de Berlin (Allemagne, 75 000 pièces) et du British Museum (Grande-Bretagne, 69 000 pièces).

Au Musée de Tervuren, qui a ouvert ses portes le 8 décembre dernier après cinq ans de restauration, la question de la propriété est posée dès l’accès aux galeries par un tableau de l’artiste congolais Chéri Samba qui représente des employés du musée et des membres de la diaspora congolaise se disputant la célèbre statue de l’Homme-Léopard, popularisée par Hergé.

« Certains estiment que notre collection appartient à l’histoire du Congo, avance Julien Volper, conservateur des collections ethnographiques du musée de Tervuren. Elle fait également partie intégrante de l’histoire de la Belgique. Certains des objets sont ici depuis plus de cent ans et ont été vus et appréciés par plusieurs générations de Belges. Les musées offrent une ouverture à l’autre, indispensable dans nos sociétés multiculturelles, c’est ainsi qu’il faut les voir, et non comme des lieux de recels d’objets de valeur. »

Témoigner du passé
De l’autre côté de la Méditerranée, de plus en plus de musées s’ouvrent pour témoigner auprès des jeunes générations de la diversité des cultures africaines. L’un des plus vastes d’entre eux fut inauguré en décembre dernier au Sénégal. Le musée des Civilisations noires, financé par la Chine, offre une capacité d’accueil de 18 000 pièces. Cette année, le Congo devrait ouvrir les portes du musée national de Kinshasa, logé dans un bâtiment flambant neuf, construit par la coopération sud-coréenne. Cette volonté des populations d’Afrique de mettre elles-mêmes en scène leur histoire relance inévitablement la question des restitutions. Pour preuve, le Bénin a demandé à la France le transfert de vingt-six œuvres, alors que le pays s’apprête à ouvrir l’année prochaine quatre institutions muséales dans ses principales villes historiques.

Juridiquement, les collections des musées sont inaliénables et ne peuvent être cédées, sauf (...)

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