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Agir


Combat(s) de là-bas

Congo :
une alternance arrangée

L’alternance n’a pas eu lieu au sommet de l’Etat congolais. Félix Tshisekedi a été désigné à la présidence au terme d’un processus électoral contesté par son premier concurrent, Martin Fayulu. Les militants pour un renouveau politique au Congo se préparent déjà à veiller à ce que le prochain scrutin, qui désignera les élus communaux, se déroule dans la transparence.


UN Photo/Myriam Asmani

Voilà une page qui a du mal à se tourner. Après dix-huit ans de pouvoir, le président congolais Joseph Kabila, 47 ans, va remettre son pouvoir à son successeur désigné par les urnes le 30 décembre dernier, Félix Tshisekedi, 55 ans, fils d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique à Mobutu.

Mais voilà que le vainqueur putatif, proclamé par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), l’institution chargée de veiller au bon déroulement des élections, pourrait ne pas être le président désigné par les Congolais. « C’est un scrutin très décevant qui vole la victoire à Martin Fayulu, qui a, selon toute probabilité, été désigné par les électeurs, s’indigne Jean-Dominique Kimengele, défenseur judiciaire de profession et animateur par conviction de l’organisation Nouvelles dynamiques pour la société civile. Le peuple congolais comptait sur ces élections pour en finir avec un pouvoir autoritaire qui s’accroche à ses privilèges. Après ce scrutin, il faut craindre que le système de prédation, de clientélisme, de favoritisme se poursuive à l’identique. »

Jean-Dominique Kimengele est l’un des correspondants congolais de Tournons la page, un réseau euro-africain qui milite pour l’alternance politique en Afrique, à un moment où une vague d’élections doit renouveler les présidents de plusieurs pays (RD Congo, Madagascar, Ethiopie, Cameroun, Mali, Zimbabwe et Sierra Leone, rien que pour l’année écoulée).

Le 30 décembre dernier, l’association avait déployé cent quatre-vingts observateurs dans la région de Bukavu (Est) pour s’assurer du bon déroulement du scrutin. « Nous avons vu que le secret du vote a été souvent violé par les nombreux agents de l’Etat et des militaires présents dans les bureaux, dénonce le militant. Les personnes âgées ou analphabètes étaient également accompagnées par de curieux volontaires dont on se demande ce qu’ils faisaient dans l’isoloir. Et enfin, le vote s’exprimait par mode électronique, et souvent les résultats furent transférés par clef USB très facile à trafiquer, alors que la loi électorale préconise un transfert manuel des données. »

D’après le comptage officiel, Félix Tshisekedi (UDPS, Union pour la Démocratie et le Progrès social) a remporté 38,5 % des voix, devant Martin Fayulu (Lamuka, coalition des principaux partis d’opposition) 34,8 %, et Emmanuel Shadary, le dauphin désigné du président sortant, 23,8 %.

Un résultat que conteste la (...)

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