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Apprendre


Tous vivants | Episode 4

Les plantes aussi
sont intelligentes

L’intelligence est-elle propre aux animaux ? Pas si sûr… Tournons-nous aussi du côté de la neurologie végétale.


Uphillblok

Une révolution ! Ces derniers mois, il y a eu un incroyable engouement pour les arbres et les forêts. La société est enfin prête à accepter l’évidence : les arbres coopèrent, communiquent, prennent soin des jeunes, ressentent, etc. Un monde nouveau qui s’ouvre à nous, et change notre rapport au monde. Dans quelques années, les jeunes interpelleront leurs parents : « Quoi ? Vous pensez encore que les arbres n’ont pas d’émotions ? Mais vous venez d’où ? Sortez un peu de votre 20e siècle !  »

Des sciences cognitives…
pour les plantes

Une nouvelle vague de chercheurs a étendu ces découvertes aux plantes en général, et offre des bases scientifiques à ce qu’ils appellent « l’intelligence des plantes ». Parmi les plus emblématiques, le professeur italien Stefano Mancuso [1], fondateur de la neurobiologie végétale, et la botaniste (et ex-zoologiste) australienne Monica Gagliano. Leurs recherches et celles de leurs collègues montrent pêle-mêle que les plantes possèdent les cinq sens — à leur façon — (vision, odorat, goût, ouïe et toucher) ; qu’elles communiquent entre elles ou avec des insectes prédateurs pour se protéger des herbivores ; qu’elles ont de la mémoire et s’en servent pour mieux s’adapter et réagir en fonction des situations  ; ou qu’elles sont capables de reconnaître leurs parents (au sens large) pour mieux les aider.

La conclusion de Monica Gagliano est claire : « La recherche scientifique émergente a révélé que les plantes montrent tous les indicateurs traditionnels de la sentience [la capacité à sentir, à éprouver des choses subjectivement]. Cela jette le doute sur l’utilité de la division rigide traditionnelle faite entre les plantes et les animaux. Cela suggère également que la sentience est un concept contingent et fluide, qui dépend d’une combinaison constamment changeante d’hypothèses scientifiques et culturelles. » [2]

Mimosa et Pisum
Parmi les expériences remarquables de ces deux pionniers, il y a celle impliquant la plante Mimosa pudica, également appelée plante sensitive, une espèce végétale tropicale dont les feuilles se referment en cas de (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

[1S. Mancuso & A. Viola, La révolution des plantes, Albin Michel, 2018.

[2A. Pelizzon, & M. Gagliano. « The sentience of plants : Animal rights and rights of nature intersecting. » Austl. Animal Protection n°11, p 5, 2015.

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