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Agir


Commune hospitalière

Faire de la Belgique
un Etat hospitalier

Après avoir convaincu soixante-six conseils communaux de s’engager pour les migrants, la campagne Communes hospitalières va interpeller les candidats aux élections régionales, fédérales et européennes du 26 mai prochain autour de la question de l’accueil et de l’interculturalité.


D.R.

Mettre les logements communaux vacants à disposition des réfugiés. Refuser l’enfermement des enfants et la participation de la police communale à des opérations conjointes de contrôle d’identité menées, notamment, avec la SNCB ou la STIB. Rejeter les tarifs différenciés entre étrangers et Belges pour des documents administratifs. Eviter les enquêtes systématiques préalables au mariage d’une personne sans papier avec un conjoint belge.

Voici les cinq mots d’ordre portés à la veille des élections par la plateforme Justice migratoire (CNCD 11.11.11, le Ciré, FGTB, CSC, Amnesty International…) dans le cadre de la campagne Communes hospitalières lancée en 2017 et dont l’ambition vise à interpeller un maximum d’élus communaux sur les questions migratoires. La plateforme défend une autre politique basée sur « l’hospitalité, le respect des droits humains et la solidarité ».

« Utiliser tous les leviers »
« Une ordonnance de 2006 prise en Région bruxelloise et un décret de 2012 de la Région wallonne permettent aux habitants d’interpeller leur conseil communal sur n’importe quelle question et de recevoir une réponse argumentée, rappelle Carine Thibaut directrice de campagne du CNCD-11.11.11. Nous avons donc proposé aux habitants de pousser leur commune à utiliser tous les leviers mis à leur disposition pour améliorer le sort des migrants comme former le personnel à un meilleur accueil, expliquer les enjeux de leur politique dans les écoles et les homes ou éviter les discriminations aux guichets… C’est à chaque commune de trouver ses propres solutions. »

En moins de deux ans, cent cinq groupes ont interpellé leur commune, soit une sur trois en Wallonie-Bruxelles, ce qui a conduit soixante-six d’entre elles à se déclarer hospitalières.

Vielsalm, qui héberge sur son territoire un centre d’accueil pour demandeurs d’asile à la Baraque Fraiture, fut la première à franchir le pas en juin 2017.

Quand à Liège, elle fut la première grande ville à rejoindre l’initiative en novembre 2017, avec un programme ambitieux : « La motion adoptée s’appuie sur soixante-et-une mesures concrètes en lien avec le travail de l’administration, de la police, du CPAS, souligne Emmanuelle Vinois, juriste à l’Asbl Point d’appui. Le bourgmestre Willy Demeyer a tout de suite désigné une personne dans son cabinet pour suivre, avec nous, l’avancement des engagements. Dans la foulée, la police a revu ses procédures de contrôle d’identité tandis que le CPAS de Liège verse désormais une prime d’installation plus généreuse aux familles reconnues réfugiées et avance deux mois de garantie locative pour les aider à trouver un logement. Sur le terrain des écoles, les associations parties prenantes rappellent systématiquement que Liège est une commune hospitalière lorsqu’elles font des animations. »

Contre toute attente, deux provinces, Luxembourg et Namur, se sont également déclarées hospitalières, ainsi que la Fédération Wallonie-Bruxelles. « Cette dernière, explique Carine Thibaut, a rejoint la campagne après une descente de police dans une association bruxelloise, Globe Aroma, pour procéder à un contrôle d’identité qui a débouché sur la détention de deux personnes en centre fermé. Le Parlement a pris une résolution demandant que les associations subventionnées par la fédération ne puissent plus être le théâtre de descentes de police. »

Aujourd’hui, la campagne cherche à se relancer à la faveur des élections régionales et fédérales. « Il y a un effet de levier entre le terrain et l’échelon national, rappelle Carine Thibaut. On l’a vu lorsque l’ex-secrétaire d’Etat à l’asile Théo Franken (N-VA) a déposé son avant-projet de loi sur les visites domiciliaires. Sa volonté de faciliter les perquisitions chez des personnes soupçonnées d’héberger des sans-papiers avait hérissé beaucoup d’élus communaux même parmi les rangs du MR. Cette fronde venue des communes avait contraint le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) à mettre le projet au frigo. »

Jean-François Pollet

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