article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2

Services publics

Arrêter le massacre ! - dossier

Prises dans la tourmente de la libéralisation forcée mise en œuvre par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les entreprises du secteur public perdent chaque jour des plumes. Souvent les causes du mal sont multiples. Certaines entreprises sont carrément lâchées par l’Etat lui-même, sous prétexte qu’elles coûteraient trop cher. D’autres sont minées par des « dysfonctionnements » internes, qui finissent par lasser l’usager. D’autres encore voient leurs missions progressivement morcelées, mises en pièces et constituent alors des morceaux de choix pour des privés qui font main basse sur de nouveaux marchés. Le cas de la Sabena, ce grand oiseau cloué au sol, fut particulièrement spectaculaire. Mais les attaques ne sont pas moins importantes contre d’autres fleurons de notre secteur public, comme Belgacom, la Poste, la SNCB ou la RTBF. Aujourd’hui déjà, il ne reste des missions d’origine de certaines entreprises publiques qu’une coquille (presque) vide. Le service collectif, d’intérêt général, est de plus en plus souvent remplacé par la garantie d’un « service minimum », offert « à un prix abordable ». On le voit, le malaise entre l’Etat et les services publics est grand. Après les petites gares, les petits bureaux de poste sont à présent menacés par centaines, parce que « non rentables ». En sera-t-il de même, demain, d’autres monuments du secteur public, tels que l’enseignement et les soins de santé ? Certains le craignent.

article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2