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Sortir de l’ozone

Chaque été, c’est la même chose : le cocktail détonant soleil-chaleur-absence de vent génère des pics d’ozone. Enseveli sous un flot d’informations parcellaires, le citoyen éprouve bien des difficultés à comprendre cette situation qui l’accable et qui s’aggrave d’année en année. Plus que ces bulletins d’alarme qui ponctuent tous nos étés (et parfois nos hivers), ce grave problème de santé publique exige qu’on l’affronte et que l’on fasse enfin de vrais choix de société.

Pour que le beau temps ne soit plus une calamité

Il est 15 heures et vous marchez dans la rue. La chaleur vous écrase, littéralement. Pas la moindre brise pour vous aider à tenir le coup ! Une odeur légèrement âcre plane dans l’air ; vos yeux commencent à piquer : l’ozone, détestable rançon du beau temps, est à l’œuvre.

L’ozone : un trou et des pics

L’ozone est un gaz formé de molécules elles-mêmes constituées de trois atomes d’oxygène (O3). Son caractère toxique, tant redouté pendant les vagues de chaleur, dépend de la partie de l’atmosphère dans laquelle il se trouve. Dans la stratosphère (couche supérieure de l’atmosphère, située entre 10 et 50 km d’altitude), l’ozone est naturellement présent et forme la « couche d’ozone », qui absorbe les rayonnements solaires nocifs. A cette altitude, c’est la raréfaction de l’ozone qui pose problème avec le fameux « trou dans la couche d’ozone ».

A l’opposé, l’ozone présent dans la troposphère (couche inférieure de l’atmosphère, située entre le sol et 10 km d’altitude, dans laquelle nous vivons) est très toxique. Il est produit naturellement en petite quantité par les forêts ou les orages mais ce sont les activités humaines qui génèrent une augmentation très forte de sa concentration dans l’air et donc les désormais célèbres « pics » qui gâchent nos étés.

Du point de vue chimique, l’ozone est un polluant secondaire, c’est-à-dire qu’il n’est pas émis directement mais se forme à partir de certains polluants dits « précurseurs d’ozone », générés principalement par le trafic, l’industrie et l’utilisation de produits contenant des solvants. Le phénomène se produit en deux temps. Les oxydes d’azotes (NOx) réagissent à l’action combinée de la lumière et de la chaleur du soleil pour produire l’ozone. Dans un milieu non pollué, le processus s’inverse et l’ozone s’autodétruit lorsque l’intensité lumineuse diminue. Dans nos sociétés industrielles, la pollution due aux composés organiques volatils (COV - hydrocarbures tels que l’essence et le benzène, solvants, résidus de combustion incomplète) interfère dans ce processus et la concentration en ozone atteint dès lors les pics que nous connaissons.

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