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Des idées revigorantes pour la rentrée...

En quête de l’école idéale - dossier

Votre école secondaire idéale, à quoi ressemble-t-elle ? Une école plus égalitaire, où chaque adolescent aurait la chance d’apprendre à appréhender le monde ? Une école où professeurs et élèves travailleraient de concert ? En cette rentrée scolaire, nous avons voulu rêver un peu à une autre école, mais aussi, très concrètement, rencontrer ceux qui la construisent déjà, avec les élèves et les parents, dans leur classe, dans leur établissement. Ceux qui, à petits pas ou à grandes enjambées, avec courage et passion, tentent de transmettre savoir et savoir-vivre...

« Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école ? » On connaît la chanson ! Ce qui est certain, c’est que c’était il y a bien longtemps... Et que, depuis, la société a beaucoup changé. « Que doit savoir un citoyen du 21e siècle pour pouvoir s’engager en connaissance de cause, pour comprendre le monde ? », se demande Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation.

N’est-ce pas la question que nous devons nous poser, pour redéfinir les objectifs de la scolarité ? Et notre façon d’apprendre ne doit-elle pas, elle aussi, changer ? « Une multitude de sujets n’existaient même pas lorsqu’on a défini les objectifs de l’école, remarque Philippe Meirieu, l’écologie par exemple. On n’enseigne pas non plus la santé ou le droit... » Mais bien sûr, dans une année scolaire, le temps n’est pas extensible. La proposition n’est donc pas d’ajouter simplement des matières, mais bien de réorganiser l’apprentissage. « Moi, je suis convaincu, poursuit le pédagogue, qu’il faut fusionner chimie, physique, mathématiques, technologie, les réunir en un pôle, comme l’économie et la géographie ; l’histoire, le droit et la construction des sociétés ; les langues ; le corps et l’environnement. »

Marcel Crahay, psychopédagogue, professeur à l’ULg et à l’université de Genève, a une vision assez proche : « Pourquoi ne développerait- on pas - à côté des langues ou de l’éducation physique - deux grands axes, l’un avec les mathématiques et les sciences, l’autre avec la langue française, les arts, l’histoire ? Car nous avons deux manières d’appréhender les choses : l’une est plutôt logico-scientifique, l’autre narrative, littéraire. La seconde a dominé longtemps, la première a aujourd’hui pris sa place. Mais c’est trouver un équilibre entre les deux qu’il faut. Et puis, sans aller jusqu’au transdisciplinaire complet, articuler les contenus autour de ces deux axes. »

Penser, c’est en effet faire des liaisons entre les savoirs, et répartir ceux-ci en quelques axes clairs aiderait certainement à construire des ponts, permettrait la collaboration entre professeurs au sein d’un même pôle. Il fut un temps où chaque discipline contenait une vérité unique à délivrer aux élèves. « Aujourd’hui, remarque Gérard Fourez, professeur émérite en philosophie de l’éducation aux Facultés de Namur, pour parvenir à une représentation du monde valable, nous avons besoin de “plurivérités”, nous savons qu’il y a différentes manières adéquates de voir les mêmes choses. » Aussi, le professeur n’est plus celui qui dit la vérité mais bien celui qui aide à chercher une vérité. « C’est évidemment plus difficile, constate Philippe Meirieu, cela demande une réflexion collective, des expériences, une recherche dans des documents, avec un enseignant très présent, très attentif et très exigeant. »

(...)

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